Gene Bilbrew Eneg Spanking Lydia Fessée AURORAWEBLOG

                                      Dessin © Gene Bilbrew

 

 

Magnanime, je vais rendre par l’illustration de ce soir aux fesseurs « leur » Gene Bilbrew ainsi qu’il leur appartient aussi, comme je l’expliquais l’autre jour dans mon jeu des quatre familles.

 

 

Satisfaite, ô combien, du sublime Palmarès du Festival de Cannes (Ken Loach, Pedro Almodovar et toutes les actrices de « Volver », tous les  acteurs de « Indigènes », merci Monsieur Wong Kar-Wai !), je souhaite causer un peu ici de mon Palma-Fesse.

 

« Mon » fesseur, je L’aime de n’être point l’homme pressé.

Il faut dire qu’une fessée, pour nous, se savoure le temps d’une journée entière.

Ça commence au matin par quelques claques sonores sur mon popotin qui, mal réveillé, se tend bien ingénument pour éviter le froid du lavabo lorsque je me brosse les dents.

La paupière encore lourde, je note l’alerte.

Il est de toute manière autant au radar que moi.

Ouf!

Petit plaisir de me dire « Je l’ai échappé belle », mensonge véniel, puisque je suis déjà en braise dans ma tête.

 

Dans la journée, Il feint d’avoir tout oublié et je me retrouve songeuse .

Oserais-je un jeu de mots qu’ Il ferait semblant de ne pas le saisir.

Pas de fessée donc?

Me voici perplexe !

 

Et puis, deux ou trois soulevés furtifs de jupe en des lieux propices et en des moments où je ne m’y attends pas...

Sa main qui vient, plus légère et fatalement amortie par mes vêtures, me tapoter quelques coups brefs annonce à nouveau un orage pour ce soir.

 

Je m’y prépare et quoi de meilleur que de se préparer, d’imaginer, de se voir déjà minaudante par devers soi à dire « Mais non ! Pas maintenant. Eh ! Que fais-Tu ? »

 

Grâce, n’aurais pas.

La Fête des Mères est fêtée. J’ai vu le Palmarès, il était avant le dîner. Point ou plus d’excuses.

C'est la nuit qui tombe...

 

La fessée, chez nous, se donne à paumes nues, d’où ce nom propice de « Palma-Fesse » pour celle d’aujourd’hui.

Quand il y a canne ou martinet, ou un autre objet, c’est dans un domaine différent que nous entrons, une autre volupté plus sévère, diversement éloquente pour porter encore selon moi le nom de « fessée ».

Ma fessée, je ne la veux pas sophistiquée. Je veux le modèle le plus naturel qui soit.

Sinon, je lui donne un autre nom et nous sommes alors dans d’autres pratiques qui nous entraîneront fatalement vers d’autres encore. Loin de ma fessée au final.

 

Celle-là, pas question de la recevoir vêtue.

Je ne jouerai pas, à mon âge, les écolières en kilt. Tiens, j’aurais bonne mine !

Alors, ma lune, je la tends, hypocritement râleuse, debout parfois, tissée dans quelques liens si notre côté « bondage » l’a emporté, couchée sur un banc spécial (qu'Il a tendrement fabriqué de Ses mains pour moi et dans cette intention) si c’est notre humeur BDSM qui a eu le dessus avec l'attrait des instruments et des scènes.

La plupart du temps, je suis simplement allongée bien à mon aise à supputer la grêle qui ne tarde pas.

 

Sur Ses genoux, jamais non plus.

Pas plus « Lolita » qu’écolière, j’ai besoin que ce soit la femme que je suis qu’on fesse et qu’elle et elle seule soit concentrée au maximum en ces instants-là.

Pas une autre, pas une caricature…

 

Concentrée pour mieux me perdre et me laisser aller au gré des ondes, mon abandon et mes frondes s’échangeant alors contre Ses « Bing » et Ses « Bong », rythmés rebonds comme au ping-pong.

Quand ça secoue, quand ça tremble, quand ça danse derrière et que le tempo devient effréné, c’est devant que tout retentit et la chaleur qui empourpre mes pêches blanches met en fait le feu à mon abricot.

Quelle confiture !

Mais pas déconfiture, croyez-moi…

 

Il l'a, je l'ai, attendue, pensée, instiguée et voici qu’elle arrive.

Une fessée.

Ni Lui ni moi ne regrettons alors nos vrais appels, nos fausses manigances, notre amoureuse stratégie menée tout au long de ces heures.

 

Fessée du soir, bonsoir !