Shibari Gravure Ito Seiyu AURORAWEBLOG

                                                            Gravure © Ito Seiyu

 

Pour poursuivre dans la ligne de l’impression procurée par les photos de Ken-Ichi Murata, restons au Japon.

 

Une rareté.

Si précieuse.

L’une des toutes premières images de « shibari » connue.

On peut la dater approximativement de 1900.

Elle est l’oeuvre du grand Ito Seiyu (Ito Seiu), le plus célèbre des graveurs shibaristes japonais.

 

Né en 1882, à l’époque de la Restauration Meiji,  il fut dès son enfance fasciné par les histoires de princesses captives que sa mère lui racontait.

Comme quoi, l’influence des contes, encore une fois...

 

Peintre traditionaliste dès ses 18 ans, il travaille selon l’art du « Ukiyo-e » dont nous avons parlé ici au sujet de Hokusai.

 

Il sera aussi photographe dans les années 20, toujours sur le thème du shibari mais aussi du SM (à la japonaise).

Il demeure toutefois vrai que ses plus belles pièces sont ses gravures, comme celle ci-dessus, fidèles au « monde de l’eau », qui mettent en scène des situations érotiques avec de multiples personnages, dans des décors aux couleurs riches et pourtant estompées.

 

Toujours ce Japon rêvé dont on rêve! Ces bondages qui font rêver aussi!

Ah ! Les deux demoiselles liées sur le petit pont de bois...

Le soleil qui rougeoie...

Cette éternité arrêtée.

 

Ito Seiyu est mort en 1961.

Il est encore idolâtré au Japon et dans le monde entier.

N’est-il pas celui dont l’influence mit la main au crayon de John Willie, le père de « Sweet Gwendoline » ?