Ken-Ichi Murata Bondage agenouillée AURORAWEBLOG

 

                Ken-Ichi Murata Bondage allongée AURORAWEBLOG

 

                    Ken-Ichi Murata BDSM femme attachée plafond AURORAWEBLOG      

 

                   Ken-Ichi Murata BDSM femme enfermée dans une consigne automatique AURORAWEBLOG   

 

                    Ken-Ichi Murata BDSM Kimonos et chaînes AURORAWEBLOG      

 

                   Ken-Ichi Murata Bondage en fugue AURORAWEBLOG

                                                       Photos © Ken-Ichi Murata

 

« Quand les rêves s’éveillent

la vie s’achève.

Ensuite les rêves ont disparu.

La vie a disparu »

Richard Brautigan –Journal Japonais- Editions Le Castor Astral - 2003.

 

Je ne sais d’où me vient cette fascination que j’ai pour le Japon, ses écrivains, cinéastes, peintres et photographes.

Ses voyageurs même…

J’ai lu tout récemment, grâce à Gilles, le « Journal Japonais » de Richard Brautigan et m’en suis délectée, tout comme je suis ravie de plonger ces soirs-ci dans le dernier Slocombe.

 

Cela m’a pris l’année de mes 19 ans en lisant Kawabata.

Le Japon, c’est à la fois la grande vague du merveilleux et le réalisme absolu. Mêlés comme nulle autre part au monde.

 

Dans l’art de la photographie japonaise de « bondage », nul n’égalera jamais le grand Araki.

Norio Sugiura  occupe une place à part mais son esthétisme est parfois bien conventionnel.

Il n’en reste donc qu’un troisième à porter haut l’étendard de l’originalité avec ses images oniriques, retouchées à la couleur à partir du noir et blanc.

C’est Ken-Ichi Murata que je vous avais présenté ici en vous annonçant qu’il quitterait pour la première fois le Japon en 2006 afin de venir exposer par chez nous.

C’est chose faite.

Cela se passe à Rome, depuis le 6 mai et jusqu’au 8 juin dans la galerie de « Mondo Bizzarro ».

Cette galerie est assurément selon moi celle qui a, depuis quelques années en Europe, le plus l’œil et le courage pour révéler ou confirmer des talents très forts ou très étranges.

 

L’exposition se nomme « Sleeping Princess in a Labirynth ».

Elle « fond et enchaîne »  bondage(s) d’un fantastique diffus issu des contes et légendes japonais à une imagerie BDSM tout aussi rêvée. Et qui fait rêver.

Nos réactions - bonnes ou mauvaises- devant la photographie, tout comme devant la peinture, ne sont somme toute que la traduction des mots que nous plaçons sur elles.

Ken-Ichi Murata me donne envie de le glisser dans mes histoires, de m'incarner dans les images de son monde enchanté.

 

Nous irons lui rendre la visite romaine qu’il convient lors de nos prochains jours de pause.

Et si d'aventure, comme dans le poème de Prévert, j’entre dans la photo…au moins pourrez-vous m’imaginer heureuse !