F COMME FESSEE ...

 

Dans les pratiques BDSM, c’est la fessée qui arrive en première position.

Si, certainement le bondage est celle qui attire le plus d’intérêt de par son indéniable esthétisme et sa dimension quasiment « philosophique » : art de la contrainte pour l’un, matérialisation du « lien d’attachement amoureux et cérébral » pour l’autre, il n’en demeure pas néanmoins que réaliser un bondage (un vrai, pas deux cordes qui retiennent une ignorante néophyte à une chaise) n’est pas à la portée du premier venu

La fessée si, ou tout au moins les erreurs sont moins évidentes… Sourire !

 

J’ai pour cette pratique moi-même un regard tout empreint de bienveillance. Cette fessée que j’aime, donnée à la main, est avant tout un contact physique à l’égal d’une caresse…

C’est aussi une bien tendre prise de contact lorsque nous débutons « le grand jeu » avec mon partenaire aimé, parce que mine de rien, cette fessée est avant tout un hommage à mes fesses, cette partie si ronde et si douce de ma personne.

Et puis une fessée même vécue avec tout le sérieux et toute la concentration du monde, c’est encore un rappel à nos vieux loups-garous d’enfance… un clin d’œil que se lanceraient à travers des décennies le fesseur redevenu petit garçon et la fessée avec sa malice d’ex-petite fille.

 

 

Fesser n’est cependant pas comme il peut sembler une pratique anodine. Cela demande et des connaissances et comme toujours une bonne écoute de l’autre même lorsqu’il parle avec sa peau. Il faut commencer très doucement, juste comme pour « chauffer » la zone, veiller à ne pas plus « gâter » une fesse qu’une autre puis adopter progressivement un rythme intensif proche de celui des percussions qui viendra précisément déclencher le plaisir (car là, il s’agit bien du plaisir physique ) de la personne fessée…Ah ! Mes fesses sous la main de M. !!!

 

Et toujours entrecouper de caresses les coups portés pour donner à cette « cérémonie » toute son empreinte affective…

Et même si cela enlève un peu du rêve, occasion pour le fesseur de « prendre la température » et de s’assurer de la bonne réaction de l’épiderme auquel il « s’adresse ».

Autre chose encore à savoir : toute la fesse n’est pas apte à subir la fessée sans dommage : les rondeurs, le pli, le haut des cuisses s’atteignent en toute innocuité, il n’en est pas de même pour le côté  en haut des fesses… Un seul coup trop vite parti, mal ajusté, reçu lourdement peut assurer une sciatique à celle qui y est sujette.

 

Vous le voyez, comme toujours rien n’est sans risque et mieux vaut être sûre des mains auxquelles on se confie…

 

Terminons par une note souriante : le mauvais fesseur paie parfois lui-même les conséquences de son manque de pratique…

Autrefois, mon tout premier compagnon (vous savez, celui qui ne m’appréciait qu’en public) me demanda de donner une fessée à un jeune homme quémandeur. J’eus la bêtise de le faire sans goût et sans plaisir, en veillant à taper doucement, au point de rosir légèrement seulement les fesses de ce jeune garçon blond…

 

A la fin, il s’en fut, me complimentant.

??????

Moi, pour ce « peu de choses « , j’eus pendant quasiment une semaine l’intérieur des mains violet d’hématomes.

!!!!!!!!

 

 

Un bon fesseur sachant fesser ne fesse jamais sans… Quoi donc ? Rires !

Je ne vous ai parlé que de ce qui constitue pour moi l’essence de la fessée BDSM, de la fessée érotique, c’est à dire celle à mains nues.

Il arrive aussi que certains utilisent des instruments (paddles : sortes de tapettes de cuir ou même raquettes de ping pong) . Pas mon truc…

 

Certains parlent de fessée au martinet. Pour moi, là, on déborde la frontière du royaume de la fessée pour entrer dans celui de la flagellation…Et ce mot-là, c’est pour une  prochaine fois...

 

 

PS: A la fin, la peau est rouge, chaude, brûlante parfois mais d'une incroyable douceur...

Des fesses de ... bébé!

En revanche, même avec ce traitement-là,  toujours rien à faire pour la cellulite!