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auroraweblog
"les femme portent la moitié du ciel"
je pense beaucoup plus....
clef de voute elles sont...
jeanne | 8/18/2009
Aragon, Aragon si tu n'avais pas tant écrit d'âneries j'aurais volontiers cité quelques traits de géni qui ne sont qu'à toi.
C'est trop facile: dés lors qu'on chante la femme, le chant est nécessairement beau, mais encore faut il penser, comme tu le fais si bien Aurora, à renouveler ce chant au sujet et inépuisable.
Oui Jeanne, Elle clef de voûte, Lui contrefort, échangeant leurs rôlesde temps à autre ils lancent parfois harmonieusement leurs fléches dans des assauts invisibles vers le ciel.
troll | 8/18/2009
Aurora, l'image de cet arbre abattu par la foudre est si évocatrice ! merci !
Gilles Monplaisir | 8/18/2009
Voilà un texte sensible et juste dans de nombreux cas. La femme (ici soumise), la femme amoureuse protège l'homme (lequel est parfois un maître).
C'est ce qu'on peut souhaiter de mieux aux hommes qui pensent et croient être des maîtres.
Je sais de quoi je parle.

Excellente journée, jmdevesa
jmdevesa | 8/18/2009
De mémoire :

"Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
A l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des rois
Lorsque, le coeur battant, ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une boucle suffit au mois de mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les "hélas"
Trop peu de firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux.

L'enfant accaparé par les belles images
Ecarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux, je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre ses fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt, en mer, en plein mois d'août.

J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Au paradis cent fois, retrouvé, reperdu
Tes yeux sont mon Pérou, ma Golconde, mes Indes
Il advint qu'un beau soir l'Univers se brisa
Il advint qu'un beau soir l'Univers se brisa
Sur des récifs clairs que des naufrageurs enflammèrent
Moi, je voyais briller au dessus de la mer
Les yeux d'Elsa, les yeux d'Elsa, les yeux d'Elsa"

Mille excuses si j'ai massacré Aragon, mais c'était l'irrésistible commentaire qu'appelait votre texte, chère Aurora.

Ce sont toujours les soumises qui maîtrisent les maîtres.

Joel Faure | 8/18/2009
Aïe ! , l'univers ne se brisa qu'une seule fois...
Joel Faure | 8/18/2009
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