Des chaussures de punition ? Des chaussures punitives ?

Ma foi, c’est bien en tout cas la traduction du nom du site qui les vend : « Punitive shoes ».

 

En fait, c’est le coup de Cendrillon mais à l’envers : plus de pantoufle de vair pour reconnaître la belle mais de sacrées pompes pour punir la pas-sage.

En place et lieu du classique : « T’as été vilaine, tu vas tâter de ma savate ! », c’est : « Vilaine fille ! Tu marcheras toute la journée avec les chaussures-torture qui m’ont coûté de 190 à 250 dollars ».

Vous en rêviez ? Le BDSM l’a fait !

 

On commence par un petit modèle très « cavalier » - Rancho est son nom - dont on nous dit qu’il est de cuir souple pour permettre une marche aisée.

Je n’en doute pas un seul instant.

Une marche ou bien un galop ?

Car nous reconnaissons là l’un des accessoires de la « ponygirl » ( il va falloir que je songe à me remettre à mon « encyclopédie » ).

Il s’agit donc de transformer une agile jeune femme en torride cavale harnachée (et chaussée donc) afin de tirer, mors au dents, le sulky de son maître ou de sa maîtresse .

Là, on pense ce que l’on veut ! Moi, on sait que je suis féline et que dès que d’autres animaux ( canidés, suidés, équidés) pointent leur naseaux, je ne suis plus là...

                                AURORAWEBLOG Pony Girl Shoes model Rancho by Punitiveshoes

 

Cendrillon peut être punie même pour aller au bal. Là, c’est l’élégant modèle « Nausicaa » qui fera l’affaire. Juchée là-dessus, pas l’ombre d’un seul pas de travers, c’est sûr !
Et quel style ! En place pour la valse à mille temps !

AURORAWEBLOG BDSM Punitive Shoes Model Nausicaa                                 

On peut aussi être punie sous la neige (qui est d’ailleurs annoncée ce soir) : les mignonnes boots à lacets « Emmanuelle » seront là pour protéger la soumise rebelle du froid.

 

                                       AURORAWEBLOG Fetish Punitive Boots Model Emmanuelle by Punitiveshoes

Apparemment, cela n’a rien d’un délire récent : la boutique en ligne qui vend ces chaussures propose une galerie de photos « vintage ».

Comme vous le verrez ci-dessous, c’était encore pire ( ou meilleur ?) avant.

 

                            AURORAWEBLOG vintage fetish shoes

 

Et puis, les artistes n’ont pas été de reste.

Le bon Eric Stanton, l’éternel rival de John Willie, y était allé lui aussi de sa série d’images « chaussurières » dont je vous donne un échantillon (le reste est à voir sur le même site que je « linke » en fin de post).

 

                                  AURORAWEBLOG submissive shoes drawing by Eric Stanton 

                                       Dessin Copyright Eric Stanton

 

Sur cette affaire de godasses, je serai neutre pour une fois.

La réponse de M., lorsque je m’exclame « N’importe quoi ! » c’est invariablement « Oui, mais ça existe ! ».

Saine philosophie qui, appliquée ce soir, me donnera l’occasion de ne pas me mettre à dos (ou à pied) les fétichistes ou les héritiers fanatiques des « brodequins » ferrés ou boisés de l’Inquisition.

 

Personnellement et par un curieux retournement des choses, toute chaussure est pour moi une torture. Du mocassin le plus souple acheté à bas prix à la pompe de luxe, elles ne me vont que le temps de déambuler sur le tapis chez le marchand.

Dès « notre » première sortie, elles se vengent et me mettent les pieds en sang.

J’avais même investi une fortune l’an passé dans une paire d’escarpins noirs ( pas même ma grand-mère n’ en aurait voulu ) spécialement fabriqués chez un chausseur « pieds sensibles ».

J’ai cru avoir touché le septième ciel dans la boutique : de vraies charentaises !

 

Mais les mânes du Grand Inquisiteur qui veut me faire payer les accointances cathares que j’eus dans une autre vie m’ont endiablée dès la sortie : je n’ai jamais pu les porter, même chez moi, plus de cinq minutes!

A regarder les « chaussures de punition », je me demande si cela pourrait vraiment être pire pour moi.

 

J’erre donc avec quatre paires de « croquenots » toujours semblables que j’ai réussi à « faire » après des mois de bagarre.

Dans les quatre, il y en a tout de même une à talons aiguilles, miracle du destin, qui a exactement dix ans.

Je crois, après cette note, que je vais lui offrir une fête d’anniversaire, tiens!

 

 

NB : A part le dessin de Stanton, toutes les photos de cette page sont sous copyright et propriété exclusive de la boutique en ligne « Punitive shoes » que vous pouvez visiter en cliquant ici.

Je n’ai aucun lien commercial avec eux mais ayant « usé » de leurs photos, il me semble que c’est la moindre des choses que d’établir un lien avec leur page.

 

 

 

 

 

 

  

    

 

 

 

 

 

 

 

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