BDSM Mâle dominant AURORAWEBLOG

                          "Evolution" : Image "volée" ici

 

N’ayant pas organisé ce blog en « catégories », je suis bien aise d’en ouvrir une quand elle me sert.

Ce soir, c’est la série « De l’art de démontrer à peu près n’importe quoi. »

 

Je lisais hier sur un thread bien de « chez nous » la supputation audacieuse de quelqu’une qui se demandait si les jeux BDSM n’étaient pas une manière de rétablir le « naturalisme », faussé désormais dans la civilisation occidentale, entre la femme destinée de façon « naturelle » à être « aliénée à son homme », et le mâle, déstabilisé par les méfaits de cette même civilisation    (contraception notamment) dans sa fonction tout aussi « naturelle ».

 

Allons bon ! me dis-je.

Le « naturalisme  » faisant sa réapparition par le BDSM.

Et moi, « aliénée à mon homme ».

Diantre ! 

Alors que je me croyais - selon les mots du poète - « l’avenir » de celui-ci…

 

Et en plus, le mâle dominant serait en voie de disparition sur notre vieux continent ?

L’ « évolution » l’aurait descendu à ce point de son piédestal qu’il ne nous resterait plus, à nous autres BDSMeuses aliénées, qu’à être sa dernière planche de salut ?

Mais d’abord, puisque Cromagnon est loin, qu’est-ce qu’un mâle dominant à c’t’heure ?

 

Voici que le mensuel féminin Isa ( plutôt quelconque, soit dit au passage) m’apporte un début de réponse dans son numéro de décembre.

Les mâles dominants existent toujours et sont très prisés par les femmes.

Encore faut-il les reconnaître. 

Tout est question de glandes sudoripares.

Une étude des chercheurs de l’Université Charles de Prague a « démontré » que les femmes sont sensibles à l’odeur (on parle bien d’odeur et non de phéronomes, que cela soit clair !) que dégage les aisselles de ceux-ci, lui trouvant plus de sex-appeal, de masculinité etc. qu’à celle des autres hommes du commun.

 

De quelle manière - me demanderez-vous - avaient-ils dégoté leurs « mâles dominants  labellisés » pour les faire tester par ces dames ?

C’est simple.

Ils avaient, dans un groupe d’étudiants, choisi « les personnalités narcissiques avec tendance à corriger les autres, à vouloir contrôler les conversations et dépasser autrui ».

 

Comme nous avons en effet « chez nous » de très nombreux specimen de cette sorte en magasin, notamment derrière le clavier, je devrais en toute logique conclure que les jeux BDSM sont bien une façon de rétablir l’ordre « naturel » comme le supposait la dame du début.

 

Mais comment se fait-il alors que ce soient ceux-là qui nous donnent le plus envie de fuir à toutes jambes, sueur odoriférante ou pas ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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