BDSM Soubrette - Azrael's Drawing 3 D AURORAWEBLOG

                                                  Image © AZRAEL

 

Après Bricabrac, après Mélie, à mon tour de placer mes mots sur une image gentiment envoyée par notre cher Azraël.

Je le remercie de sa gentillesse, en lui souhaitant d’avoir bientôt un site perso pour exposer ses œuvres en 3D aux yeux de tous.

Et j’espère surtout, en brodant de mes phrases, n’avoir pas trop trahi cette femme qu’il a imaginée et qui lui appartient…

 

 

Elle est parée deux fois.

Des dessous élégants qu’elle avait choisis tout à l’heure avec soin, attention et ferveur, toute tendue déjà dans l’attente de sa venue prochaine.

Et parée à nouveau de cette perfection de fils de chanvre dont il l’a revêtue après l’avoir dépouillée de sa robe, comme un tisseur de toile, comme un styliste habile, ajustant, tirant, nouant au plus près du corps, comme pour lui donner un habit de contrainte mais un habit de lui.

Prêt à porter signé.

La corde en s’incrustant irrite doucement à chaque mouvement sa peau fine et griffe en s'y accrochant le tulle de sa parure noire.

 

Et pourtant, elle bouge, elle accomplit les rites. En les accomplissant, elle les accomplit du même coup, elle et lui, comme couple.

Deviner ses désirs, devancer ses intentions, être à l’écoute de ce qu’il ne demande pas.

Comme il le fait toujours, lui, pour elle.

 

Jamais au grand jamais, elle ne se déguiserait en soubrette s’il fallait revêtir la panoplie connue.

Mais là, prendre un plateau, y déposer le sceptre, l’instrument de leurs jeux qu’il aura dans les mains à l’instant qu’il voudra et le lui amener très droite et un peu grave, sans mot dire, sans maux craindre, c’est un bien beau début pour leur cérémonie…

 

Sceptre pour un amant nommé Roi par son unique vœu à elle et instrument d’amour et non de punition. Ainsi en va-t-il de leur façon d’être et porter ce plateau n’a rien d’humiliant.

Toute esclave barbare lorsque elle est aimée sait aussi qu’elle est Reine…

 

Comme elle est timorée, comme elle ose bien peu habituellement, de peur d’en faire trop, de n’être pas suffisamment « nature », elle sent que ce soir elle va le surprendre.

Elle connaît le prix que valent ces surprises puisqu’elle en est toujours, en d’autres rendez-vous, la bénéficiaire.

Elle est bienheureuse, là, de se dépasser et d’être pour ce soir enfin celle qui offre.

 

Et tandis que cette pensée la traverse et la bouleverse, à la faire tituber quasiment, d’être soudainement porteuse au creux de son ventre de cette pulsation neuve et chaude, de ce troublant émoi humide, elle se remémore en une seconde de « déjà-vu » ces petits ornements dorés qui décoraient les cadeaux de son enfance de cette inscription féerique : « Plaisir d’offrir ».

 

Ou encore de cette autre : « Joie de recevoir »…