Image : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/ress/logiciel/ana_ras/adn.html

 

J’ai beaucoup d’amis homosexuels, je connais à peu près leur parcours. Tous sont différents.

Sur leur homosexualité, je me suis toujours bien gardée de tirer une quelconque conclusion.

Il y a sept ans de cela, je me promenais dans la campagne avec ma mère et l’une de ses amies. La conversation en vint à porter sur le fils d’une voisine, jeune homme trentenaire et homosexuel. L’amie de ma mère, femme au foyer qui passait son temps à lire un nombre incalculable de revues, ce qui lui permettait de se dire docte et cultivée, affirma alors « De toute façon, c’est malheureux mais c’est génétique. Je l’ai lu sur … ( je ne me souviens plus du titre) et il y a un gène de l’homosexualité dès la naissance ».

On appréciera la phrase. Je tentai vainement de lui démontrer que, oui, cette théorie avait été avancée mais jamais scientifiquement prouvée. Ce fut en pure perte : elle l’avait lu donc c’était vrai !

 

Au cours de toutes ces années, j’ai toujours été persuadée qu’un jour, « ce gène » nous retomberait dessus. Je veux dire que la Domination, la soumission seraient expliquées par ce biais. Voici que sur un site espagnol, je l’ai trouvée, cette théorie. Je donne ici la longue ( pardon !) traduction de cet article « Hormones  et D/s ».

C’est en passant par le traducteur virtuel  et en tentant avec mon peu d’espagnol, de remettre cela en forme que j’ai obtenu ce que je vous propose. Le résultat français apparaîtra peut-être piteux : je n’ai pu faire mieux.

L’article original est dans les pages du site www.sumisas.org

Même si l’auteur marque quelque retrait avec « la science », il n’empêche qu’il a jugé bon de développer une pareille info sur un site qui se veut pour l’Espagne ce que le « Cercle O » était pour la communauté francophone BDSM.

 

Nous publions tout l’article, malgré sa longueur et même si la partie la plus « sensible » est à la fin dans le chapitre intitulé « Influences génétiques et autres hormones », pensant qu’il ne serait pas honnête intellectuellement de sortir ce paragraphe de son contexte et parce que l’ensemble du texte offre, au hasard de la lecture, des points de vue « ouverts » sur d’autres thèmes concernant la D/s ( je fais ici allusion à la partie intitulée "Les différentes sensations").

J’ai joint ensuite une ( vraie ) doc. scientifique avec son lien sur l’une des hormones évoquées, la GnRh ( en français « gonadoréline » ), dont j’ignorais tout. A dire la vérité, à la lecture de ce dernier document, je ne vois absolument pas le rapport avec le BDSM.

 

Maintenant, c’est à vous de lire et de vous forger une opinion.

Quand il y a du gène, y a-t-il plaisir?

Vous imaginerez sans mal, ce que moi, j’en pense…

Dès qu’on parle de gènes sans preuves concrètes et définitives, j’ai très peur.

 

 

HORMONES ET D/s.

Les gens qui n'appartiennent pas au monde de la Domination soumission posent fréquemment la question suivante : qu’y a-t-il de plaisant dans la douleur ? La réponse est simple : il n'y a rien de « plaisant » dans la douleur.

Mais quand ils sont  appliqués avec soin et sagesse, des élans comme douleur, stress, peur et humiliation, toujours dans le contexte adéquat, peuvent créer une réaction en chaîne ou bien une accélération hormonale. Cette accélération, décrite fréquemment dans le cadre de la domination, ou dans celui de la soumission, joue un rôle très important dans l' échange consensuel de pouvoir érotique et bien qu'échange ne soit pas l'explication ultérieure  (ultime ??) du comportement appelé «échange de pouvoir érotique », elle en est, certainement, une possible explication.

 

« Douleur » (ce terme peut aussi inclure les notions de stress, humiliation, et des sensations semblables. Les effets qui seront ici décrits seront semblables quant aux termes préalablement exposés). La douleur a différentes manifestations et morphologies et de fait, c’est un terme qui comprend différentes réactions cérébrales. Le principal message que la douleur transmet au cerveau est le suivant : « Il y a un élan nouveau. Retentissant, sans se préoccuper d'autres choses, ce message a priorité ». Des études récentes, effectués par des psychologues et des microbiologistes, ont révélé que la douleur n'est pas simplement une réaction physique mais aussi psychologique. Et la preuve en est que les réactions de douleur sont influencées par des facteurs psychologiques. Le stress, par exemple, peut bloquer la perception de douleur, tandis que la peur ou l'anxiété peuvent augmenter cette perception. L'explication de l'utilisation du terme « perception » réside dans le fait que la douleur n'est pas un signal automatique, mais est un signal que le cerveau interprète avant qu'il soit produit. Le secteur cérébral connu comme « thalamus » est le point de départ du signal de « douleur », c'est-à-dire, « la porte de la douleur» et c’ est aussi à ce niveau qu’elle est interprétée. De fait, si nous dirigeons des élans micro-électriques vers cette « porte », la douleur peut diminuer, même cesser. Autrement dit: on met le couvercle et le patient ne ressent pas la douleur.

 

L'accélération qui produit un élan de douleur est traduite dans la production d'adrénaline. L'adrénaline est une substance créée par l'organisme même, qui, avant tout, crée un état d’alerte ou de surveillance extrême. L'adrénaline est produite quand le corps ou l'esprit éprouve des sensations comme du stress, de la douleur, du danger, ou de l'incertitude. Les managers et les sportifs sont vrais « accros » à l'adrénaline, et pour cette raison, ils forment un groupe important dans le monde de l'échange de pouvoir érotique.

Ce qui est traditionnellement décrit comme adrénaline, sont de fait, deux hormones, l'adrénaline (épinéphrine) et la noradrénaline (norepinéphrine). Toutes les deux sont produites dans la partie inférieure du cerveau humain : la moelle, aussi appelée glande adrénale ( ???). Toutes les deux sont sécrétées par des terminaisons nerveuses et fonctionnent comme neurotransmetteurs qui fournissent une transmission plus rapide de signaux depuis le cerveau comme vers le cerveau. Les deux hormones sont complémentaires, bien qu'apparemment l'adrénaline se manifeste principalement sur l'activité cérébrale et coronaire, ainsi que dans l'activation du métabolisme, tandis que la noradrénaline a principalement une fonction vasoconstrictrice, c'est-à-dire, influençant la fonction veineuse, et par conséquent, entraînant une montée de la pression artérielle.

 

Les deux hormones d'adrénaline sont la réponse immédiatement donnée  par notre corps. Même avant que le cerveau ait analysé les signaux qui indiquent une différence en ce qui concerne le niveau normal d'activité physique, on produira de l’ adrénaline. Les signaux peuvent postérieurement être analysés comme : danger, stress, douleur ou une autre signal d'alarme et même avant que le cerveau fasse une seconde analyse, l'adrénaline commencera à préparer le corps pour une réponse physique. L’augmentation du taux d'adrénaline fait que le système sensoriel (yeux, auditions, arrêts nerveux etc.…) entre en état d'alerte, commence aussi à accélérer le métabolisme afin de produire rapidement du sucre qui servira, postérieurement, comme énergie musculaire. De même, on augmentera le rythme cardiaque et l'activité vasculaire, afin de permettre un transport énergétique plus rapide vers les muscles.

Finalement, la production d'adrénaline, donnera des élans au thalamus (« la porte de la douleur »). Par conséquent, l’augmentation d'adrénaline fonctionne comme « assassine » de la douleur. Si le cerveau analyse les signaux comme une fausse alarme, la production d'adrénaline sera arrêtée et le corps retournera à son fonctionnement normal. L'adrénaline est addictive, bien qu’elle ne puisse pas, même à l’extrême s'avérer dangereuse. Il est bien connu que des sportifs de haut niveau, hauts directeurs, et des gens vivant à la « limite » développent une légère dépendance à l'adrénaline ou aux endorphines. Ceci aussi se rencontrent chez les gens qui se trouvent dans le monde de l'échange de pouvoir érotique.

Outre les sensations décrites précédemment, la production d'adrénaline peut être augmentée par l'excitation sexuelle.

 

 

Les différentes sensations

 

Sur ce point, il est important d'expliquer les deux manières différentes, dans lesquelles les gens peuvent vivre l'échange de pouvoir érotique : pour quelques personnes, c'est une forme momentanée de bénéfice, pour d'autres, au contraire, c'est un mode de vie.

Le premier groupe sera intéressé par des expériences non durables, où ne sont pas associées des règles régulières de conduite. Ils iront à des festivités, ils chercheront des contacts occasionnels, puisque leur intérêt, leur recherche se situe dans la montée d'adrénaline. En ce sens, ce groupe diffère de ceux qui considèrent l'échange de pouvoir érotique comme un mode de vie incluant une partie de leur personnalité. Ceci les fera rechercher d’importantes zones , plages de temps, dans leur vie consacré au développement de l'échange de pouvoir érotique.

 

Et il n'existe pas le bien et le mal. De la même manière aucun groupe est meilleur qu'un autre et ils ne doivent pas être comparés. Les deux points de vue sont valables, la seule chose qui diffère c'est la perspective, de la même manière qu’il existe une différence abyssale entre sentir, accidentellement, la nécessité de conduire à une grande vitesse et vouloir gagner sa vie comme pilote de Formule1.

 

 

Endorphines

 

Les endorphines semblent être, au moins jusqu'à un certain point, une des questions les plus contestées pour les gens qui vivent l'échange de pouvoir érotique. Bien qu'il soit très tôt pour toute conclusion scientifique, on a commencé des études pour prouver que les endorphines jouent l'important rôle dans les « scènes » d'échange de pouvoir érotique. Bien que la connaissance des endorphines soient relativement nouvelle pour les médecins, et encore plus pour les psychologues et les psychiatres, on a constaté son rôle important dans les réactions psychiques et psychologiques.

 

Les endorphines ont toujours existé dans le corps humain. Ils ne sont pas une seule substance chimique, mais un groupe de substances qui ont ou les mêmes propriétés, ou des propriétés en rapport. Ils ont été découverts vers le milieu des années 70. C’est un groupe de peptides, composés d'aminoacides, qui ont apporté une certaine lumière sur la coordination des systèmes dans le corps humain. Mais son importance vitale peut résider dans le fait qu'ils sont le mécanisme d'union du système immunologique et endocrinien, transformant ainsi à l'esprit (dans l’absolu ???) un seul système (psychologique, immunologique et endocrinien). Les endorphines sont un groupe complexe d'hormones sécrétées par la glande pituitaire (localisée dans la base du cerveau).

 

En 1973, John Huges a essayé d'identifier « une substance X » à l'Université de Marishal à Aberdeen (Ecosse), cette substance devrait pouvoir satisfaire les demandes de morphine du corps lui-même. Son mentor à Aberdeen a été Hans Kosterlitz. Les deux chercheurs ont fait des progrès et ont appelé cette substance encephaline X. Mais ils n'ont pas été les seuls chercheurs qui ont travaillé sur ce sujet. La base sous-jacente à toutes ces recherches était la recherche d'un récepteur opiacé dans le corps humain, c'est-à-dire, un marqueur signant la présence de morphine et son activation.

 

Il est apparu rapidement qu'il y avait un groupe de composés chimiques dans le corps et dans le cerveau qui avaient des propriétés semblables à celles de la morphine. Dans un congrès de 1975 à Airlie House, (Virginie), un chercheur new-yorkais a donné le nom « endorphines » (littéralement « dans la morphine ») pour toutes les substances avec des propriétés opiacées que produit le cerveau. Ce n’est que plus tard que le terme « endorphines » a été popularisé dans les moyens de communication au niveau mondial.

 

Sur ce principe, des recherches sur les endorphines ont été faites du point de vue du « contrôle de douleur » et quelques magasines ont publié que l'acupuncture stimulait la production d'endorphines. Ceci a été ce qui a donné à l'acupuncture pour la première fois une véracité scientifique, bien que seulement dans le domaine de « contrôle de la douleur ».

 

Plus tard, on a découvert qu'il existait différentes fonctions que les endorphines pouvaient accomplir. Par exemple, le « dépassement de soi » du coureur qu’on a attribué aux endorphines et au fur et à mesure on en a identifié de plus en plus de fonctions. A Candance Pert, un chercheur, a dit: « Les endorphines sont des substances chimiques qui jouent un rôle très important dans les processus du fonctionnement humain ».

 

Il apparaît que les endorphines expliquent un tas de phénomènes, y compris celui des patients hospitaliers et des sportifs qui sont capables de séparer de leur esprit la sensation de douleur uniquement avec leur pouvoir mental. Il a été démontré depuis lors que le cerveau produit «  des cocktails » d'endorphines basés selon les différents stimuli. Ces stimuli peuvent être externes (comme un élan de douleur) ou ils peuvent être créés par le cerveau lui-même. Bien qu'il n'ait pas été encore étudié avec profondeur, dans un échange de pouvoir érotique, il est très présumable que tant les stimuli physiques comme mentaux jouent un rôle dans la production et la sécrétion d'endorphines par le cerveau.

 

Cette théorie expliquerait, au moins, de manière scientifique l'importance des fantasmes, fétiches et des symboles dans le monde de l'échange de pouvoir érotique ainsi que l'interaction évidente entre les fantasmes et la vie réelle. Un autre effet, sans analyser encore, est l'influence de l'adrénaline dans la production d'endorphines. La théorie actuelle veut que l'adrénaline cause un haut état d'alerte dans l'individu, et il est assez probable que cet état d'alerte entraîne une augmentation de la production de certains groupes d'endorphines. En suivant les lignes de cette théorie, ceci peut expliquer que les orgasmes qui sont obtenus pendant ou suite à une situation d'échange de pouvoir érotique sont différents (normalement plus intenses ou prolongés) d’autres orgasmes, puisque l'orgasme en lui-même est une des situations où la production d'adrénaline la est plus forte.

 

Puisque les endorphines paraissent être des composés chimiques, d’autres stimuli, comme le fantasme, le symbolisme, le parfum (comme celui du cuir, par exemple), les fétiches, et les stimuli mentaux comme la douleur, l'humiliation, l'inquiétude et le manque de défense peuvent être inter reliés ou en rapport directement avec l'effet des endorphines.

 

 On a scientifiquement vérifié que les endorphines ont des effets de tous types sur les processus physiques et mentaux. Pour nommer seulement quelques-uns qui ont une connexion avec l'échange de pouvoir érotique : effets dans le SNC, l'effet analgésique et le modulateur la douleur, les effets sur le système neuroendocrinien, sur le stress, dans le comportement impulsif et dans la motivation.

 

Les dernières études sur la libération d'endorphines paraissent signaler qu'il existe deux méthodes différentes pour la libération d'endorphines. Avec la méthode décrite ici, celle qui croit que les endorphines ont une fonction de neurotransmetteur, affectant ainsi le comportement et les émotions, il y a une autre méthode qui explique que les endorphines sont libérées plus ou moins au hasard, laissant le cerveau  les enregistrer, uniquement, et qui jouit ainsi des stimuli externes, sans les interpréter ou les analyser. Ceci se passerait surtout avec de petits enfants et pourrait expliquer le fait qu'ils ne répondent pas aux stimuli mais qu’ils en profitent, en jouissent simplement. Cette théorie expliquerait aussi le « carpe diem », comme dans les cas d'adultes qui escaladent des falaises, font de la plongée dans l'air et aussi l'échange de pouvoir érotique. Toutefois, il est très tôt pour tirer des conclusions sur ce sujet.

 

 

 

Influences génétiques et autres hormones

 

Il paraît évident qu'au moins une partie de nos préférences sexuelles sont programmée génétiquement. La preuve en est qu'une certaine information génétique trouvée dans l'ADN des hommes homosexuels ne se trouve pas dans les hommes hétérosexuels. Bien qu'on ait effectué des recherches sur ce sujet, il est encore très tôt pour avoir des réponses fiables.

 

Toutefois, il est vérifié qu'une certaine information sur ce qui est décrit précédemment est dans les gènes connus comme BCRA1 et BCRA2. Les deux chaînes d'ADN sont connues toutefois par leur rôle dans le développement du cancer du sein. Par conséquent, l'étude s'est centrée cet aspect. La BCRA1 est la chaîne qui se trouve dans des hommes homosexuels mais non dans des hommes hétérosexuels, donc, l'importante partie de l'information significative se trouve là. D'autres séquences d'information génétique, y compris le développement de certains éléments de pouvoir, peuvent être trouvées dans d'autres chaînes d'ADN. Toutefois, l'inter-relation entre tous ces facteurs reste encore à être vérifier.

 

 

L'hormone GNRH

 

L’information nouvelle est la suivante : l'hormone libérée qui est la gonadotropine (GnRH), avec une structure semblable dans toutes les espèces de mammifères, joue un rôle très important dans le contrôle des actes neuroendocriniens et dans les comportements sexuels essentiels dans la fonction reproductrice. Des études récentes en génétique moléculaire ont contribué à la recherche de la physiologie de la GnRh, particulièrement de l'hormone stéroïde et de l'expression du règlement neuro transmetteur du gène du GnRh. Des études du comportement ont mis l’accent sur les actions du GnRh dans des régions cérébrales sensibles à ce que sont les stéroides pour mieux comprendre leur rôle dans la fourniture du comportement appris.

 

De manière plus simple : avec l'adrénaline et les endorphines, il y a un troisième groupe d'hormones qui non seulement ont une influence directe sur notre comportement mais aussi codifient et interprètent l'information génétique.

 

Ainsi que les endorphines, le GnRh se produit dans le cerveau humain. Pour être précis, dans le hypothalamus. La partie limitrophe de cette zone est le thalamus (« la porte de la douleur ») qui est contrôlé par la libération endorphines. Puisqu'il y a une interaction entre ces deux parties limitrophes du cerveau, il y a aussi une connexion. Le thalamus et le hypothalamus forment ensemble la partie du cerveau appelée encéphale, c'est-à-dire, le « bouchon » entre le cerveau et le système nerveux. Le système nerveux transmet constamment des informations au cerveau. La plupart d'elles sont normales et n'ont pas besoin de l'attention de la conscience. L’ encéphale (en termes informatiques on appelle un coprocesseur ou un processeur de base puisqu'il augmente l'efficience du cerveau) prend des décisions et opère sous les lignes du « comportement par exception ». Autrement dit, le cerveau n'est pas pro-actif mais réactif, puisqu'il attendra simplement  la présence d'un signal renforcé (de danger, douleur, stress, humiliation, inquiétude, froid, etc.) pour commencer à fonctionner et à répondre.

 

Quand une des situations précédemment décrites aura lieu, la glande pituitaire, en réponse à ce stimulant sécrète une hormone, appelée adréno-cortico-tropine (ACTH). Celle-ci, à son tour, stimule la glande adrénale ( ???) pour qu'elle sécrète la norépinéfrine (noradrénaline) et épinéphrine (adrénaline). Cette dernière stimulera la production d'endorphines. Les endorphines à leur tour, sont produites et contrôlées par le encéphale (le thalamus et le hypothalamus). Puisque le hypothalamus produit l'hormone GnRh, il est ici le lieu où la connexion se produit.

 

La gonadotropine est déjà, par elle-même, une hormone. Cette hormone est responsable de plusieurs caractéristiques sexuelles de type secondaire comme l’odeur  du pénis, l'élargissement des hanches et aussi la différence dans le ton de voix entre l'homme et la femme. Cette hormone contrôle aussi le cycle menstruel féminin et deux autres émotions qui sont directement associées avec le comportement féminin : la protection vers sa paire et la « défense du territoire ».

 

Finalement il est moins important le fait que la libération de gonadotropine conditionne la production d'hormones stéroïdes (dans lesquelles on trouve l'hormone masculine connue comme testostérone et la féminine appelée oestrogène). Pour faire plus simple, et sans rigidité scientifique, il faut dire qu'il semble exister des liens étroits entre les endorphines (les aminoacides de l'émotion) et la production d'hormones stéroïdes. Puisque nous savons que certaines des endorphines conditionnent des émotions en rapport avec l'EPE, comme des réponses la douleur, l'humiliation, l'incertitude, l'amour, affection, il y a apparemment un lien hormonal direct entre ces émotions et l'excitation sexuelle. Pourquoi se produit ceci chez certaines personnes et non chez une autre c'est probablement le quid de la question, et qui doit être trouvé dans un certain lieu du séquençage génétique de l'ADN.

Source 1 : www.sumisas.org

 

 

 

 

Source 2 : 

http://www.pharmacorama.com/Rubriques/Output/Hormones_antehypophysairesa3.php#589051

 

Hormone Hypothalamaique : Gonadoréline.

Les hormones sexuelles sont sécrétées par les gonades, testicules et ovaires. Ce sont des stéroïdes. Leur sécrétion est régulée par le complexe hypothalamo-hypophysaire qui libère des stimulines qui sont des polypeptides.

L'hypothalamus libère plusieurs hormones, dont la gonadoréline ou GnRH (gonadotropine releasing hormone), appelée aussi LHRH (luteinizing hormone releasing hormone), qui est un décapeptide régulant la sécrétion hypophysaire de LH (luteinizing hormone) et de FSH (follicle-stimulating hormone).

La GnRH est sécrétée physiologiquement d'une manière pulsatile par décharges intermittentes, à la fréquence d'environ 0,5 à 1 décharge par heure. Ces décharges sont déclenchées par une structure parfois appelée générateur hypothalamique pulsatile.

Cette sécrétion est modulée par certains médiateurs, et freinée par les hormones sexuelles gonadiques testostérone, estradiol et progestérone. Cependant, chez la femme, au milieu du cycle menstruel, c'est l'élévation de la concentration d'estradiol qui déclenche la libération de GnRH et l'ovulation.

La GnRH libérée par l'hypothalamus gagne directement l'hypophyse par un système veineux porte.

Effets

La GnRH déclenche la sécrétion hypophysaire de FSH et de LH en faisant intervenir le calcium et la calmoduline.

Lorsqu'on administre la GnRH sous forme de décapeptide exogène, ses effets sont différents en fonction du mode d'administration :

a.       En administration pulsée, c'est-à-dire discontinue, se rapprochant de la sécrétion physiologique, elle augmente la libération de FSH et de LH. Elle stimule la transcription des gènes qui codent pour les sous-unités protéiques a et b des gonadotropines.

b.       En administration continue, le maintien d'une concentration constamment élevée de GnRH entraîne, après une stimulation transitoire, un tarissement des sécrétions de FSH et de LH par désensibilisation des récepteurs.

En absence de FSH et de LH, il y a chute de la sécrétion des estrogènes ou des androgènes, conduisant à une véritable castration chimique. L'effet de l'administration continue de GnRH est généralement réversible en deux mois environ après l'arrêt du traitement et le fonctionnement normal reprend.

L'administration d'antagonistes de la GnRH conduirait aux mêmes effets que l'administration continue de GnRH qui tarit la sécrétion de FSH et de LH.

Utilisation

La GnRH ou gonadoréline et ses analogues, triptoréline, leuproréline, buséréline, goséréline et nafaréline, sont commercialisés sous des formes différentes :

·                                 Sous forme destinée à l'administration pulsée, en raison d'une « pulsation » toutes les 90 minutes, généralement par voie intraveineuse, pendant plusieurs jours. Cette administration se fait à l'aide d'une pompe à perfusion spéciale. La gonadoréline est utilisée comme inducteur de l'ovulation dans le traitement des stérilités féminines.

La gonadoréline est également commercialisée sous une forme destinée à l'exploration de la fonction gonadotrope, dans un but diagnostique.

 

Les analogues de la gonadoréline, sous la forme de préparations à longue durée d'action, sont destinés au traitement du cancer de la prostate, indication la plus fréquente, et au traitement des pubertés précoces et de l'endométriose (l'endométriose est définie par la présence d'un tissu endométrial ectopique, soit au niveau génital, soit au niveau extra-génital).

 

·                                 Les analogues de la gonadoréline sont indiqués dans le tableau précédent. Le même analogue, sous des présentations pharmaceutiques différentes, peut être utilisé soit comme stimulant, soit comme inhibiteur de la sécrétion des gonadotrophines hypophysaires.

Au début d'une administration continue, dans le traitement des cancers de la prostate par exemple, il peut y avoir une aggravation des symptômes par stimulation de la libération de testostérone.

 

Antagonistes de la gonadoréline.

On dispose d'analogues de la GnRH ayant la capacité d'inhiber les récepteurs hypophysaires de la GnRH et ainsi d'inhiber son action. Les analogues les plus connus sont le cétrorélix et le ganirélix. Leur administration inhibe immédiatement la sécrétion de FSH et de LH et ils auront des indications en endocrinologie et en cancérologie. Une de leurs indications particulières est la fécondation in vitro. Pour favoriser la maturation des ovocytes à prélever avant d'être fécondés in vitro, on administre de la FSH, laquelle entraîne parallèlement une augmentation de l'estradiol qui déclenche une sécrétion prématurée et non souhaitée de LH. Cette sécrétion de LH peut être prévenue par l'administration d'un antagoniste de la GnRH.

 

 

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