Luis Royo

 

Il encercle la nuit.

Il est le bruit du vent,

La chaleur retenue

Sur les murs exigeants

Lassés du jour durant

Et le remous des vagues.

Il est la marée haute

Et nos traces de pas

Aussitôt dispersées

Sur le sable mouillé

Ne lui sont pas hommage

Tout au moins pas assez.

 

Il justifie la nuit.

Il est le ciel qui parle

Sous l’invisible voile,

La course des étoiles

Toujours renouvelée,

Le murmure des arbres

Et leurs branches écartées.

Là, dans l’ombre propice

Il nous fait un logis,

Une grotte où, tapie,

Tout ce que j’y vivrai

Sera Sa vraie couronne.