Image Wojtek Siudmak

 

Rentrer, c’est aussi avoir le plaisir de se promener de site en site et  la joie d’aller se rendre compte de ce que « les amis » ont écrit ces temps-ci.

Ainsi, ai-je trouvé fort intéressante la refonte de la section « Cet étrange rivage » sur le site pour adultes de Le Squale : « BDSM info ». Parmi bien d’autres nouveautés, il y a rajouté une page intitulée « Le Triangle BDSM » . 

 

Ce texte m’a passionnée parce qu’intuitivement il met le doigt sur une notion que j’ai longtemps subodorée : et si tous les malentendus entre ceux qui parlent BDSM venaient tout simplement du fait que personne ne donne une concrétisation « visible » de ce qui est censé se cacher derrière ces quatre lettres et du comment elles devraient, ensuite, interagir ?

Loin de la pure démonstration « géométrique », Le Squale attire notre attention vers le déséquilibre fréquent qui fait que nous tendons à qualifier BDSM quelque chose qui ne l’est pas toujours ou du moins pas entièrement.

 

Lorsque, comme il l’écrit, pour des raisons de goûts et d’aptitudes un couple se positionne dans le triangle en privilégiant l’un de ses pôles, s’il le fait au détriment total des autres, le triangle alors chancelle sur ses bases et le couple finit par se retrouver lentement en dehors dans une relation qui n’a plus de BDSM que le nom. Mais allez voir chez  l'auteur, sourire... Il explique cela bien mieux que moi!

 

Pour avoir lu soigneusement Le Squale et pour le connaître un tant soit peu virtuellement, je me trouve en accord avec sa démonstration parce que je sais le sens qu’il attache à chacun des mots qu’il définit.

Il reste un dernier écueil cependant pour que sa parole soit clairement reçue de toutes et tous.

Je pense que, quant aux mots qui composent l’acronyme BDSM, bien peu sont les pratiquants à donner une commune valeur de signification.

Et c’est tant mieux sans doute parce que certains, comme d’habitude, réussiraient à parler plus haut que d’autres et que l’on en arriverait, en partant d’une bonne analyse, à la détourner pour en tirer très vite des clés la réduisant à une application normative.

 

Il apparaît donc que la force la plus évidente de cette page -les lignes qui seront à même de mettre tout le monde d’accord- réside dans la partie où, enfin, la différence nette est expliquée qui démontre que le BDSM et le SM ne sont pas la même chose et que l’un n’est pas non plus la version édulcorée ou le parent pauvre de l’autre…

 

PS : Ce « Triangle » vers lequel je renvoie ne peut bien sur être nettement compris que dans son contexte, c’est à dire l’ensemble des articles qui composent la rubrique « Cet étrange rivage » et notamment l’excellente autre nouveauté qui  le suit immédiatement, le texte « Sur, Sain et Consensuel »...

 

Bonne lecture.