Photo Eric Berg

 

A Toi qui m’ouvris les portes de la nuit, les forêts les plus sombres et les buissons ardents et qui m’ouvris en deux comme un abricot mur, j’apporte mon offrande.

Et je l’apporte aveugle puisque Tu vois pour moi.

 

A Toi qui fis vibrer mon corps de mille cordes et de mille autres encore, arpèges saturés, qui fis vibrer la terre pour que j’en voie le feu, j’apporte mon impôt.

Et je l’apporte sourde puisque le son c’est Toi.

 

A Toi qui m’amenas sur des sentiers étroits, qui surplombent toujours les gouffres tout en bas, et qui m’amenas là où je voulais aller, j’apporte cette dîme.

Je l’apporte attachée puisque libre par Toi.