Image : Onanie ( Nanie - San ).

 

Grand merci à Onanie qui m’avait fait, il y a quelque temps, cadeau de cette image, l'une de ses oeuvres personnelles.

J’ai voulu trouver des mots à poser sur celle-ci, inventer peut-être une histoire mais pour finir, c’est de moi qu’elle m’a parlé…

 

Le site d’Onanie, ici.

Son weblog, …

 

 

Pas vraiment cachée, pas vraiment dévoilée : blogueuse.

BDSM blogueuse.

Bah! Il y en a tant et tant d’autres…

 

Moi?

Chercheuse de pépites, de substantifs, de verbes, d’adjectifs pour dire.

Dire quoi ? Toi et moi.

Exploratrice de mondes vierges photographiés ou dessinés pour montrer.

Montrer quoi ? Une métaphore de Toi et moi.

Blogueuse amoureuse. Oui, cela avant tout.

 

Il était une fois.

Princesse sans carrosse en châteaux illusoires, niant le dérisoire pour avoir un instant la griserie d'être importante, toujours en attente, je ne pensais pas à recevoir mais à être reçue.

Pas à prendre mais à être prise.

Prise en compte sans doute.

Après tant, trop de doutes.

Un vide, un manque, une absence angoissante.

Tout ce nul à annuler, à combler.

Il n’y avait pas de mots alors encore.

Pas de blog.

Une page blanche que je croyais pourtant bien calligraphiée.

Un néant que je voulais ignorer.

 

J’ai guetté longtemps à la croisée, mille messages entrecroisés, mille fils en "chat" échangés…

Femme à la peau d’albâtre, aux gants noirs d’apparat, j’ai mélangé les deux couleurs extrêmes pour danser mon ballet de parade, futile et inutile.

 

Jusqu’à Tes yeux.

 

Ils s’approchent, ils sont là. Voici que les temps changent, voici venir l’aurore.

Quelqu’un m’a vraiment vue et non plus regardée.

Enfin des yeux sur moi.

Enfin Tes yeux sur moi.

 

La démunie est riche soudain de devenir. La foudre a calciné les vieux murs de l’attente.

Elle est passée par ici, elle n’y repassera plus.

 

S’en vient le temps d’après.

 

Une trace de nous sur le temps distendu. Ces pages à l’infini ouvertes chaque soir.

L’écriture d’une agenouillée les yeux bien ouverts, pas endormie, pas confite ni déconfite.

 

Une soumise.

Une O.

Une aimante.

Une aimée.

Aimantée.

Le beau mot.

Vivante.

Une femme.

 

Joli moyen le blog de témoigner de nous, de nos petites lumières, de notre guirlande de jours.

De Ta voix, de Ton rire, de Tes mains qui s’approchent de moi. Et moi qui prends Ta pose et moi qui me dépose entre Tes doigts.

 

Et qui pose ces mots ici comme une offrande.

Tu les reçois.

Plus besoin, plus question désormais d'être reçue ou d'être prise.

Juste de partager.

Toi et moi.

Moi.

Avec Toi.

Ces mots.

 

 

Que le passant qui lit en prenne quelques-uns pour lui.

 

Nos mots d’amour ici sont en partage aux autres aussi.