Dessins J.X. Dumoulin

 

Lorsque je veux imager des textes sur nos fessées, j’ai tendance à aller chercher non pas dans les galeries photos de quelque site « hard spanking » mais plutôt vers des images un peu désuètes, venues de temps anciens.

Ainsi, je viens de découvrir ces fabuleux dessins du méconnu J.X. Dumoulin  qui  illustra jadis dans les toutes premières années d’un siècle désormais révolu  une série de livres licencieux de Jean Claqueret ( oh ! le bien nommé ! ) dans la collection « Les Orties Blanches ».

Fesses rondes de Vénus callipyges qui ne se souciaient point encore des régimes maillots, messieurs bien vêtus, sérieux et attentifs.

Un érotisme de charme. Un charmant érotisme. Sensualité à l’état pur…

Ils sont pour moi un pur joyau, un bonheur des yeux que j’espère vous faire partager.

 

 

Tu vas me fesser je le sais.

Je le devine à de subtils signes avant-coureurs, à ta façon de palper une rondeur qui pointe sous ma jupe, de tirailler de manière taquine le bas de celle-ci.

Je souris sous cape, me voilant dans mes cheveux longs pour ne pas montrer ces éclats de joie. Je ne voudrais pour rien au monde gâcher la solennité sensuelle de ces instants où tout se met en place.

Cette joie me vient des délices qui s’annoncent mais aussi d’une pointe de ce bien féminin orgueil qui n’ignore pas qu’avant moi, amatrice impénitente de fessée, cette pratique ne faisait pas partie de Tes « must ».

Savoir que c’est mon ardeur à m’alanguir, à me contorsionner, à chavirer qui T’en ont révélé toute la saveur me plaît à la folie.

Tu as découvert que je suis bien plus belle, bien plus perlée de rosée aussi lorsque Tes mains larges me peignent de teintes roses qui virent au rouge en quelques secondes.

Tu as Ton rythme, inspiration bongo, je sens que Tu retrouves là tout le plaisir atavique du musicien amateur et moi, je rencontre soudain au travers de Tes percussions bruyantes mes racines les plus féminines.

 

Fesse-moi. Dehors, dans ce petit coin tranquille de campagne ou personne ne passera. Dedans aussi. Les voisins penseront que Tu bricoles, il y a toujours quelques cadres à poser dans les maisons…

Je vais m’efforcer de ne pas crier. C’est une chose que je parviens plutôt bien à faire. Je glousserais plutôt de plaisir en ces moments-là…

Moi aussi, je m’aime rougie, aquarelle humide encore. Encore et toujours.

 

Va, n’arrête pas de me fesser. Suspends ce temps de nous qui conduit au plaisir.

Il a la vertu féconde de se réactiver de lui-même. A peine le bouleversement intérieur, l’intime tempête apaisée, un seul de Tes coups sur mon gong suffit à faire repartir le souffle de mon ouragan secret en une seconde.

Qui dira jamais la vertu de ces émotions qui peuvent se prolonger indéfiniment…

Fesse-moi, fesse-moi, ne T’arrête que quelques secondes de temps à autre pour me caresser un peu et laisser retomber le feu qui me consume. Il ne s’agit pas de me brûler, seulement de me cuire aux petits oignons.

 

Prends la badine si Tu veux, je suis prête pour cette autre sensation. Mes fesses l’appellent même. Va, Tu ne commettras point d’erreur tactique. Tu as senti que c’était le bon moment.

Un autre rythme, plus free, moins syncopé. Mais je chante toujours, d’une voix différente, cette fois, il est vrai.

 

Et ce chant comme l’autre de l’instant précédent est mon chant le plus beau.

Pas du tout désespéré et surtout sans pur sanglot…