Parce que c’est l’heure où l’ombre le dispute à la lumière. Et gagne. Pierres anciennes, velours sombre. Une lueur seulement vient du bas.

Visage qui se fond avec l’obscurité. Echine.

Fesses pourpres, éclair à gauche d’une chaîne métallique. Il faut les deviner.

Je pense quoi? Je suis incroyablement présente à moi-même. Recueillie mais non fœtale.

Repliée mais prête à bondir de tous mes muscles. Et lascive pourtant.

Abandonnée mais active, j’attends la suite.

La photo se fait sans flash, j’ignore qu’elle se fait.

 

Et c’est à ce moment entre deux eaux que l’on pénètre dans cet univers que seuls ceux et celles qui savent peuvent comprendre.

Là, je me sens soumise. Totalement.

Je me perds et je me trouve.

D’un autre côté où ne règnent plus les mêmes valeurs.

Mon essence et non seulement mon existence.

Je suis un être scindé en deux parties aussi fortement vivantes l’une que l’autre : un corps incendié qui vibre par tout ses pores, un esprit apaisé. Tous deux sont tendus vers Toi.

Le corps demande encore.

L’esprit est attentif.

 

Quelques minutes avant dans une pièce à l’étage au dessus, Tu as rudement marqué mes rotondités postérieures.

Je sais que nous allons y retourner.

Cet instant n’est qu’une pause.