Je ne peux porter partout et toujours mon collier avec son anneau et sa médaille.

Ils « parlent » trop.

 

Ma chaîne de cheville est muette.

Ainsi est-elle devenue le bijou qui ne me quitte jamais. Depuis que Tu l’as placée là, je ne l’ai jamais ôtée, même pour quelques secondes. Elle m’a suivie partout dans les jours et dans le sommeil.

Simple fil d’or ténu, porte-bonheur, fétiche qui permet tel un sceau secret de me savoir dans le cercle ininterrompu de Ta protection et de Ta  bienveillance.

 

Dans les instants difficiles, elle me sert de totem, je la touche à l’insu de tous. C’est comme si Tu étais là, à mes côtés, me tenant par les épaules, tendue, droite et fière.

Rien ne peut alors me blesser ou m’atteindre.

 

Elle est cette marque d’alliance qui signe mon appartenance et mon amour profond.

Elle est, du même coup, l’emblème de ces autres chaînes ou de ces autres liens qui enferment et qui libèrent.

 

Hier, lors d’un entretien primordial, elle a, sans trêve, roulé sous mes doigts.  

Il semblerait qu’elle ait eu son effet « magique »…

Suffit-il d’y croire ?