Si je cause « sexe » ici, je ne suis pas sexologue...

Dieu garde, comme l’on dit chez nous dans le Midi !

En effet, un article de Libé sur l’ « Ecole de l’amour » qui vient de s’ouvrir à Paris et à laquelle prend une participation active un sexologue-clinicien, professeur de sexologie de l’Université Paris VII, me laisse perplexe sur ce nouveau « domaine » universitaire.

Le lien avec l’article de Libé est ici mais comme il deviendra bientôt caduque, je prends la liberté d’en publier une partie afin que l’on sache bien, même dans quelques semaines, de quoi je parlais.

 

Et je ne ferai aucun autre commentaire. A vous de juger et tant qu’il en est encore temps, de lire l’article en entier.

 

 

Sexologie. A Paris, des séances veulent « allier le live et la discussion sérieuse ».

Les TP très crus de l’Ecole de l’amour  (extrait du texte d’Ondine Millot, paru le samedi 30 mars 2005 dans Libération.)

« De ses vingt ans d'expérience dans le milieu des peep-show, Jo Khalifa a tiré un constat : «Les gens ne viennent pas que pour se masturber. Ils veulent aussi parler.» De là est partie son idée d'«école de l'amour». Sur la scène du théâtre érotique du Club 88, «complexe boutique, shows et cabines», rue Saint-Denis à Paris, Jo s'est dit qu'il pourrait «allier le live et la discussion sérieuse avec un sexologue». Jeudi soir, les premiers intéressés ainsi qu'une quinzaine de journalistes étaient conviés à une «soirée de lancement».

«Le but de cette école, c'est d'apprendre à mieux connaître son corps», dit Jo. Le tarif : 30 euros pour une séance d'une heure, sur réservation. Les «enseignants» : Lisa Crawford, ex-star du X, et Jean Laurent, sexologue-clinicien, professeur de sexologie à l'université Paris-VII.

«Nous sommes très ravis de vous accueillir», dit Lisa au micro. Elle est blonde, en jean et body noir. Assis à côté d'elle, moustache et corpulence joviale, le sexologue. Ils sont tassés sur une toute petite scène, où trône un pouf rouge. Le public aussi est serré, le nez collé à la scène. «Nous sommes là pour répondre à toutes vos questions», engage Lisa. Silence. La sono diffuse une musique sirupeuse. «Est-ce que ce n'est pas difficile d'aller voir un sexologue ?» demande une spectatrice. Jean Laurent sourit. «Bien sûr. C'est pour ça que je suis content d'être ici, pour dédramatiser la sexologie.» Silence. «On parle de sexe mais il ne faut pas oublier que ce qui forme le couple, c'est surtout l'amour», dit le sexologue. Silence. Lisa reprend son micro : «Nous allons accueillir Mickaël et Anna !» Une jeune femme en minijupe et corset grimpe sur scène. Un jeune homme la suit. Elle se cambre, jambes écartées, fesses tournées vers le sexologue. Le jeune homme s'accroupit, lui enlève son corset, lui lèche la poitrine. Le micro siffle. «D'autres questions ?» dit Lisa du même ton guilleret. Le sexologue regarde en l'air. Mickaël passe sa main dans la culotte d'Anna. Il la déshabille, se déshabille, s'allonge sur le pouf et se masturbe.

«Excusez-moi, l'école de l'amour, ça va vraiment se passer comme ça ?» demande une journaliste. «Oui», sourit Lisa. Anna, à genoux, lèche les testicules de Mickaël. «Alors peut-être que le sexologue pourrait au moins commenter», poursuit la journaliste. Jean Laurent toussote. «On voit un travail de stimulation au niveau de la base testiculaire.» (…)