Photo S. Cale

 

Une laisse pour en sourire…

 

Cela va faire deux ans que mon collier a une laisse à son anneau.

J’ai eu longtemps du mal à comprendre qu’on pouvait détourner la symbolique des « fétiches » BDSM pour s’en créer une personnelle, rien qu’à nous deux.

La laisse, je n’ai pu l’accepter que parce que Tu me l’avais fabriquée Toi-même, comme la plupart de nos « trucs » et que Tu me l’as offerte comme un bijou de plus.

Et j’en suis très fière.

C’est moi qui la porte, parure de cuir à mon poignet  ou qui la laisse pendre en sautoir sur ma poitrine.

Jamais Tu ne m’as tenue par elle.

 

Il T’arrive de m’en menacer. Elle Te paraîtrait quelquefois utile dans les aléas du quotidien.

C’est vrai que je suis d’une distraction monstrueuse et que j’ai, de plus, un sens de l’orientation tout à fait particulier.

Alors, une fois sur deux, dans une foule, je Te perds de vue et finis par lamentablement faire appel à mon portable pour Te retrouver… à cent mètres de moi ou… au rayon voisin de la FNAC™.

Je ne parle même pas des rendez-vous où, arrivée très en retard car j’ai aussi un sens de l’heure très personnel, je suis capable de passer devant Toi sans Te voir et de T’appeler, indignée que Tu ne sois pas dans le périmètre fixé.

Là, Tu affirmes, furieux, que les gens comme moi, il faudrait les tenir en laisse.

 

Et cela n’a rien de BDSM dans le ton de Ta voix.