Photo S. Cale

 

La marionnette et le corps de ballet.

Ce sont mes thèmes à moi. Avec eux, je n’en finirai jamais.

 

La marionnette dans le visage trop fardé, la ballerine dans les chaussons lacés.

La marionnette par les chaînes attachée, tenue à peine, déjà prête à bouger tout comme la seconde se prépare à danser.

Mais la barre d’exercices par ses chaînes croisées rive au désir de l’Autre.

Seul Lui pourra donner ou non le tempo de l’esquisse, le rythme qui exhorte.

 

Les jambes de l’envol sont au repos léger sur le banc de l’attente l’une et l’une posées, légères ailes d’oiseau entremêlées en « v ».

 

Si Tu le veux, par Tes chaînes Tu peux guider mes arabesques et me faire jouer la pantomime de la femme qu’on leste.

 

Si Tu le veux, donne Ton canevas, je le respecterai. Tu peux me libérer, je reste un fil de Toi. Je n’ai aucun voile et Tu n’as rien à craindre d’une danse de Salomé.

Dans ma robe froissée, je serai Ton étoile et Ton corps de ballet.