Oh ! Il ne m’a pas fallu bien longtemps hier soir en rentrant pour comprendre.

Une absence sur la page des « blogs du jour »…

Et ce message de la veille « Je vous quitte. Bloguer ne signifie plus rien pour moi ces derniers temps. »

Il y avait eu d’autres alertes, d’autres passages à vide, d’autres pauses… Mais là, il y a la photo qui est effectivement un adieu : cintres vides, déménagement, courant d’air.

 

Falo nous a donc quittés. Ce message en forme d’hommage figurera ici sur mon blog. Parce que, peut-être, il donnera encore envie à quelques-un(e)s, passant chez moi, de faire un clic sur les mots en rouge.

Allez, Jorge, un dernier « link » pour la route….

 

Pourquoi un jour bloguer peut-il «ne plus rien signifier» pour quelqu’un ?

Chacun ici l’expliquera comme il le désirera. Bloguer étant se mettre en avant, se montrer, alors forcément lorsque « bloguer ne signifie plus rien », c’est qu’il y a quelque chose qui a cloché aussi de l’autre côté de l’écran, de la part de celui/celle qui regardait ou qui lisait.

Un photoblog est une discipline incroyable : trouver chaque jour une -voire deux- bonnes images à offrir, à mettre en ligne. Falo a réussi ce pari quasiment quotidiennement durant presque deux ans. Nous laissions nos petits messages d’admiration dans ses commentaires.

Cela n’a pas suffi pour le retenir. Manifestement le succès d’estime d’un blog n’est pas le seul moteur qui l’aide à vivre. Il manquait peut-être le déclic qui aurait donné le désir d’aller encore de l’avant. Un blog n’est après tout rien d’autre que l’expression de ce « désir de partager » de la personne qui l’anime.

Et si un jour, ce désir…alors, « bloguer ne signifie plus rien ».

 

Ceux qui se souviennent des débuts d’ « u-blog » savent  pourquoi le départ de Falo me touche et m’affecte autant : nous avons fait, lui comme moi et comme quelques-un(e)s encore présent(e)s ici, partie de la même tranche d’histoire de ce site d’hébergement. Nous avons évolué en parallèle sur la même liste de posts au jour le jour, finissant par nous « connaître » bien, au travers de nos écrans…

 

J’aurais souhaité que le blog de Falo connaisse plus qu’un succès d’estime, j’aurais voulu qu’il serve de vecteur pour lui apporter une reconnaissance officielle de son réel talent de photographe. Entre ce que l’on espère et ce qui arrive vraiment, il y a parfois un fossé.

Combien de temps aurait-il encore fallu ( puisque deux ans dans ce cas n’ont donc pas suffi) pour que l’on en vienne à « repérer » Falo grâce à son blog ?

Un blog est-il seulement capable d’attirer l’attention de quelqu’un d’autre que des blogueurs qui passent ?

 

Falo me laisse avec ces interrogations. Pour ceux qui voudraient le voir ou le revoir, on peut remonter le temps (c’est bien la magie du blog) et cliquer à partir de la dernière note de « précédent » en « précédent » puisqu’il nous a laissé le trésor des plus belles de ses photos…

C'est ce que je ferai, souvent, quand il me manquera.