Photo Man Ray 

 

Les allergiques à Man Ray ou à ce type de textes comprendront qu’il leur faut passer leur chemin pendant, allez, disons, trois jours encore…

 

« Au sommet du glacier de l’Assiette,

Voulez-vous me passer votre main,

Le pouvoir d’achever le doute. »

René Char – Dehors la nuit est gouvernée – 1938.

 

Soumission ? Qu’y cherchent-ils ? La chair ? C’est un marché de dupes. Ils le paieront très cher de n’avoir rien compris.

Elles s’écarteront des quarterons fadasses, des mots niais que l’on trace sur le bleu des écrans.

 

Soumises, elles sont. Elles sont autre chose, bien plus même qu’un don ou qu’un strict abandon.

Elles  pensent, elles nomment. Elles vivent en binôme. L’un ne va pas sans l’autre. Et l’autre est leur égal, la moitié idéale. C’est algébrique en somme.

Le regard est hanté des langueurs de l’attente. Et les mains sont croisées. Prieure au prieuré.

Celui qu’elles invoquent sans aucune équivoque est déjà leur Elu. C’est ainsi qu’il faut voir. Une drôle d’histoire pour qui passe au dehors. Une énigme de plus.

Laissez les suppliantes s’obliger à leurs rites. Une oblation parfaite, à jamais non écrite.

La pureté d’un sort et non un sortilège. Un désir qui agrège et ne sépare plus.

 

Face à elles, deux yeux qui, mieux que les connaître, enfin les reconnaissent et leur rendent leur du.