Nous sommes de passage invités sur la terre marchant à reculons toujours vers la poussière…

Nous traversons la vie comme des éphémères devant nous l’infini les autres millénaires.

Météores perdus dans l’acier froid des villes nous sommes les guetteurs du silence immobile et des fleurs bien factices en  tissu synthétique nous tiennent lieu de fête hypothétique.

Levons le verre à nos amours avant de le briser à terre : c’est bien la seule fois que nous pourrons dire « toujours » sans nous mentir sans préjuger du souvenir.

Car Eros est le puits.Trinquons à ceux-la qui l’oublient…

Même quand, comme ici, Eros est parfois rosse, il est source de vie, il reste toujours rose.

De notre chair-plaisir est née une autre chair.

Nos enfants après nous et leurs enfants aussi et les enfants de leurs enfants continueront d’écrire dans le sable fuyant.

Nous sommes tous passage, nous sommes tous passants.