Puis, au jardin des mots, les fleurs se sont fanées.

On ne peut pas toujours trouver des cerisiers avec de jolies pousses et des rameaux chargés.

Et le temps passe, passe…Ce même temps qui lasse.

 

Jardin des jardiniers…Le terreau inchangé… On a beau décider de se renouveler, la terre est infertile, les ajouts inutiles…

 

Et voici que reviennent de vieux noms du passé. Renégats désignés du doigt avant-hier, acceptés en fanfare cet aujourd’hui amer…On ferme un œil, les deux…On attend le ciel bleu.

On s’installe au salon pour ne plus rien y dire : les mots tournent en rond.

 

Cela me fait sourire.

Il faut bien une liste. Puisqu’il faut converser, puisqu’il faut commercer. Il faut bien une piste . Même sans sable fin. Puisqu’il n’y a plus rien. Aucune nouveauté. Juste des resucées.

 

Et aucune parole pour ranimer le feu dans l’âtre désormais sans éclat qui fut pourtant le lieu des flambées d’autrefois.