A nos lecteurs : nous nous apercevons que ce blog a  à nouveau été spammé par des commentaires de la même personne, signant cette fois-ci « Françoise » ( demain Jacques ou Pierre ?), mais postant sous la même adresse IP Noos toujours des extraits de discussions tronquées en provenance de listes MSN comme dans les jours précédents…

Nous vous adressons nos plus vives excuses pour ce parasitage lassant, que nous ne pourrons néanmoins pas évacuer avant que les identifications n’aient pu être constatées par la justice.

 

CARNETS DE VOYAGE.

 

Je parle peu de cinéma ici. Une exception ce soir cependant… J’ai tellement aimé que je ne résiste pas !

A dix-huit ans, le « Che » était un poster dans ma chambre de Cité U et l’icône de tout un idéal…

Il est aujourd’hui une effigie sur des tee-shirts portés par des gens qui ne savent plus rien de son histoire…

 

Mais avant la fameuse photo, avant le héros du « Cuba Libre » et avant le corps martyrisé de 67 en Bolivie, le « Che » avait été un jeune homme comme les autres…

 

C’est ce que nous raconte un stupéfiant road-movie de Walter Salles.

En 1952, deux jeunes argentins de bonne famille entreprennent un voyage à travers le continent latino-américain, mettant de côté pour quelque mois, croient-ils, famille et études.

Ils partent à bord d’une vieille moto Norton pour ce périple qui sera en fait un voyage initiatique…

C’est tout le peuple des pays traversés qui va devenir l’objet de leurs réflexions. Et donner à l’un d’eux l’idée d’une Amérique Latine unifiée et indépendante (Ah ! Le vieux rêve de Bolivar…)

Leur vie en sera à jamais transformée.

 

Ce film est basé sur leurs écrits.

Alberto Granado est toujours vivant.

L’autre s’appelait Ernesto Guevara De La Cerna…

 

Beauté incroyable des paysages, des visages ( le « Che » est interprété par Gael Garcia Bernal)…

Un film engagé sans ostentation qui nous amène des plaines argentines aux rives amazoniennes en nous faisant franchir la Cordillère des Andes enneigée et nous arrêter au Machu-Picchu.

On sourit, on rit parfois franchement, on s’enthousiasme.

On se rend compte aussi que les choses n’ont guère changé depuis, là-bas…

Une œuvre émouvante d’un humanisme de bon aloi si rare ces temps-ci que je conseille à toutes et tous.

 

Hasta siempre, Comandante !