M COMME METALANGAGE ...

 

Le métalangage formel (ou langage artificiel servant à décrire le langage naturel) utilise d’une part des concepts — ou symboles — primitifs (par exemple, en syntaxe, les catégories grammaticales et les unités lexicales), et, d’autre part, des règles — ou principes — (comportant des relations primitives comme l’appartenance, la combinatoire, la dépendance, etc.), éventuellement paramétrées, c’est-à-dire contraintes, applicables uniquement dans des contextes particuliers.

 

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Cette définition de linguistique « appliquée » me fait bien sourire ce soir… Essayez donc de la déplacer  au BDSM et vous verrez…

Vous n’êtes pas sans savoir que parmi les centaines de poulets reçus dans mes spams, j’ai même eu « une leçon de soumission » de la prétendue compagne du posteur monomaniaque…

Elle me reproche de ne pas appliquer les règles « implicites » du BDSM, et notamment d’utiliser des majuscules etc…

Nouvelle preuve de ce que ce blog était inconnu du « couple » en question jusqu’à hier soir…et qu'ils n'en ont lu qu'une seule note. Et encore, je me le demande....

 

Il y a des mois que je me raconte ici et que j’ai fait de ce blog un étendard de la soumission librement choisie, du refus de règles dépassées depuis des lustres et surtout, surtout du rejet total et de l’uniformité et de l’uniformisation…

 

Alors, pour en revenir au texte encyclopédique ci-dessus et en jouant sur les mots, « l’appartenance, la dépendance etc…éventuellement paramétrées, c’est à dire contraintes », vous voyez tout de suite ce qui provoque mon sourire.

 

Il est malheureux que les donneurs(ses) de leçons de tout poil n’aient pas le recul nécessaire pour remettre en question les règles « implicites » ( pas celles de la grammaire, bien sûr) mais tout l’arsenal bavouilleux de bêtises usées jusqu’à la trame qu’il fait bon servir à table lorsqu’on se veut et surtout qu’on veut se faire croire BDSM.

 

Le BDSM, c’est tout sauf l’apparence. C’est le ressenti « tripal », pas l’appris par cœur.

C’est l’infini renouvelé, pas la répétition incessante des mêmes antiennes.

C’est le partage respectueux de part et d’autre et non pas l’obéissance aveugle.

 

De M., il m’est arrivé de remettre des avis en doute, vous savez… Lui ai-je été moins soumise ? Détrompez-vous ! Bien au contraire, c’est ce genre de heurts qui nous a permis d’avancer, de voir loin devant nous toujours.

 

Et pour ce qui est de l’ « implicite », il semblerait sous-tendre qu’un seul modèle existe…

Et cela, plus personne n’y croit. D’ailleurs, qui y a jamais cru dans les vrais pratiquants ? A chacun ses règles et de plus, elles sont évolutives. Le BDSM est une transgression désirée, une immense liberté qu’on prend, enfin, bref, tout sauf un carcan…

 

Notre BDSM, nous le construisons au jour le jour, protéiforme, multicolore, tout en bâtissant de la même glaise notre amour. D’ailleurs, notre BDSM et notre amour ne sont-ils pas un et un seul ? Qui voudrait vraiment séparer la sexualité des sentiments?

 

Alors, à l’aune de d’aucune, je ne suis pas, non, une bonne soumise.

Et bien, j’en suis fière!

Je n’ai jamais désiré être une O clonée, glanant des conseils chez autrui et apprenant les règles pour les appliquer à la lettre. Cela, ce n’est pas du BDSM mais du cirque de singe savant. Du prêt à porter de chez Tati. Du théâtre de boulevard. Tout sauf de la vie, de l’amour, de la sueur, des larmes et du bonheur.

 

Seul l’amour me guide et m’enseigne…

Lorsque je porte des menottes, c’est que nous le voulons tous deux et je sais où aller les chercher moi-même …

 

Quant au métalangage, je le laisse à celles et ceux qui, à défaut de vivre les choses préfèrent gloser "sur" les choses.

 

Par chance, « ces gens-là », comme chantait Brel, ne font jamais long feu chez nous…

 

 

 

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