M COMME MENOTTES ...

 

C’est la rentrée et elle ne s’annonce pas des plus belles…

Fini donc le « cocktail estival et les notes paresseuses »…Mais le weblog continue…

 

 

 

Je ne fantasme pas particulièrement sur la police, sur le méchant amené à la fin du film les menottes aux poignets vers la voiture à gyrophare…

Il est vrai qu’enfant, j’aimais bien ces films où le bien triomphait.

Noir et blanc. Jamais entre gris clair et gris foncé. Mais tous les enfants n’ont-ils pas besoin de concevoir la vie ainsi ?

 

Quelques années s’étant écoulées, j’ai souvent été alors du côté du « mauvais ». Que n’aurais-je pas donné pour que le Delon-Samourai s’en sorte…

 

Alors, les menottes ? Et bien, à l’âge où ma sexualité commençait à se déterminer clairement, je les ai éloignées totalement de l’idée de police et avant même le fouet d’Histoire d’O ou autre matériel connoté, elles représentaient pour moi un objet de libido…

 

Qu’y a-t-il donc de si particulier dans des menottes comme jeu amoureux ?

Tout ce qu’elles mettent en jeu et qui va du toucher à l’ouie , l’ensemble saupoudré de beaucoup d’imaginaire et donc de magie.

Le froid de l’acier, le petit clic et l’immobilisation des mains, ce n’est déjà pas rien comme ressenti…

Le reste est dans l’histoire qu’on s’invente : moi, si fragile soudain puisque je ne puis me libérer, encore moins songer à m’enfuir ainsi… Moi à Ta portée, désarmée…

Je ne suis plus que selon Ton bon vouloir. Que va-t-il se passer maintenant ?

 

Et puis j’aime bien les tourner et les retourner entre les pinces de métal, mes tous petits poignets à moi : ils s’aiment entravés… Il y a un érotisme certain à dépendre de quelqu’un, enfin de Toi en l’occurrence.

 

Je ne me laisserais bien sûr, pas passer des menottes par n’importe qui ! Et surtout pas par un agent de police. « Bienvenue à l’Hôtel Commissariat », on connaît…

 

Et parfois, comme sur la photo, ces menottes, il n’est pas même besoin qu’elles ornent mes mains, il suffit qu’elles soient là, dans la pièce, à portée de mes yeux. Elles accomplissent ainsi déjà leur fonction de fascination, m’hypnotisant comme un serpent.

 

Et j’adore penser à ce qui sera ou à ce qui ne sera peut-être pas…

Tout est dans la tête, vous disais-je…