En mémoire d’un bijou perdu…

 

Une cheville ceinte d’or a fait de moi ta Fée Clochette, une fine chaîne passée qui loin de devenir boulet m’a fait pousser ces ailes, m’a permis de voler.

Je vais de fleur en fleur par les journées d’été et d’étoile en étoile quand août pointe son nez.

Les éphémères viennent me tenir compagnie, je parle leur idiome sous la lune qui luit.

Mon oreille est toujours attentive au moindre bruit, c’est de Toi que j’attends un appel dans la nuit.

 

Je vais venir sereine rejoindre le duvet que Tu m’as préparé à deux pas de la mer.

A travers les verveines, les ailes déployées, vois donc venir Ta Fée, Ta libre prisonnière….