M COMME MASCARADE (2 ) ... 

 

Quand la nuit devient bleue,

Lorsque je me transforme

Il n’est rien qui m’effraie

Mais bien tout qui me plaît...

L’odeur du cuir vieilli,

Légèrement pâlie

Et celle du cuir neuf

Qui fleure autour de nous,

Fauve senteur féline

Fragrance qui enivre

Et qui envahit tout,

La pointe de tes doigts

Et le creux de ta paume.

 

Ainsi, je me sens femme,

Masquée en mascarade.

C’est l’enfant déguisée

Qui reprend tous ses droits.

Et je joue

Et je joue,

Au sein de Ton théâtre

Mais dans nos jeux d’adultes

Il n’y a pas de triche,

Pas non plus de parjure.

 

Et mon regard enfin

L’emporte sur la nuit

Et moi, je peux soudain

Rendre en paix les armes

Et n’être plus que charme…