NORIO SUGIURA

M COMME MARQUES ...

Nous sommes un petit peuple qui aime bien les marques. Pas celles estampillées dans les boutiques, non… Celles qui se lisent à même la peau.

Temporaires ou définitives, c’est le signe d’O qui est ainsi sur nous.

 

Tout le monde recherche, peu ou prou , chez nous, la marque de Sir Stephen.

Les hommes qui nous guident parce que c’est pour eux le plus fort signe d’appartenance que nous pouvons leur offrir.

Nous-mêmes parce que nous considérons comme le maximum de la fierté de porter ainsi leur marque.

Cela va de la trace légère de lanière à la peau bien signée, du tatouage au piercing…

Sans oublier celles, laissées pour de longues heures par les liens du bondage et qui sont à elles-mêmes de vrais tatoos.

Il y en a même qui se font tatouer un code barre et inscrire sur un « slave register » : avec mon amour pour le commercial marketing, vous devinez ce que j’en pense….

 

Un farouche désir de les tenir secrètes, ces marques et en même temps, la volonté nette de les laisser voir, paradoxale tentation que nous ne mettons en œuvre que devant un public averti ou inconnu.

 

Parce que c’est très beau les marques mais pas facile toujours à porter.

Faites autant pour être cachées que pour être montrées.

Une envie de provocation, un signe particulier.

Le symbole de notre individualisme.

La métaphore de notre particularisme.

Lignes anciennes, fils blancs sur une peau dorée, lignes récentes, plus épaisses et empourprées…

Quelque chose de Toi sur moi que je garde en sourdine…

 

Ma peau est Ta page blanche.

Je ne dévoilerai Tes écrits que si Tu le veux…A qui Tu le voudras.