Merci à Thierry pour cette image qu'il m'a envoyée...

M COMME MANILLES 7 ( DU MOT AU MOT ) ...

 

Restons en encore un peu, à une simple variante près, au sujet d’hier soir… Non plus cette fois de l’image au mot mais du mot au mot.

 

Curieusement, une discussion oiseuse se déroule, quasiment à l’identique, sur trois des listes que je fréquente en lectrice.

Le grand thème en est la stricte observance des règles BDSM.

Peu encline aux règles, encore moins à celles de ce type, je regarde cela avec des yeux perplexes. Tout partirait, semble-t-il, d’une évolution des soumises : elles ne manifestent plus dans les fils de discussion le respect qu’il se doit aux maîtres qui s’expriment.

Comme il s’agit de virtuel, la dimension me paraît celle d’un pet de mouche et pourtant certains en font grand cas…

 

Pourquoi une femme ( voyez, je ne dis pas même une soumise) irait-elle appeler « Maître » et se laisser tutoyer par un inconnu au seul vu de son pseudo ?

S’il est, en effet, écrit et dit partout que les maîtres tutoient les soumises qui les vouvoient, c’est une fois de plus, dans un univers allégorique….

La réalité nous fait poser les pieds par terre.

Je n’ai de "Maître" que Celui que je me suis choisi, Celui qui m’a élue.

Les autres pour moi sont des ombres (d’autant plus s’ils sont derrière leurs claviers) et je ne leur dois strictement rien.

Cela m’est d’autant plus aisé, je l’avoue, que je ne m’exprime plus sur les listes et que je ne peux plus connaître la mésaventure de me faire rappeler la règle.

Mais quand bien même ! Où que j’aille et même dans des « lieux consacrés », je me verrais mal devoir afficher de la déférence envers un maître « de personne », pour son seul titre (acquis où et quand, auto-proclamé peut-être), ou me laisser tutoyer par quelqu’un sous le seul prétexte qu’il est le maître d’une autre…

Je ne pourrais avoir envers ces personnes, maître ou soumise, que la courtoisie et la politesse en vigueur quelles que soient les circonstances de la vie courante.

Je regrette profondément, mais pour moi, le BDSM n’a rien à faire de ces codes factices. Ce n’est pas ça. ; ça c’est l’apparat nécessaire à de faux penseurs et à de vrais chercheurs d’inutiles polémiques.

 

J’ai cependant lu avec étonnement une « s » qui, après avoir remis ces règles en cause face à un pompeux goujat qu’elle n’avait vu ni d’Eve ni d’Adam et ne lisait que par écran interposé, d’intervention réprobatrice en intervention réprobatrice, en venir à faire machine arrière toute et à lui prodiguer longue excuse, ma foi, après avoir été briefée par son propre « Maître » disait-elle …

« Maître Machin » pourra donc dormir tranquille. Respect lui a été rendu. Et il n’y a pas  « d’évolution des soumises ».

 

Mais tout de même, tout ce virtuel, toutes ces apparences !!!

Et avec tout ça, décidément, on vit quand ?

Le BDSM y compris, s’entend…