Rendons justice à l'affiche de ce film que nous avons quelque peu changée et dont le vrai slogan était: "un seul critère de sélection: la perfection génétique"....

 

M COMME MANIERE ( L'ART ET LA MANIERE ) ...

PREAMBULE : Disons d’emblée que « Gattaca » représente pour moi tous les lieux ( je ne les distingue pas entre eux tant ils sont identiques) et les tenants de la « pensée » BDSM franchouillarde et parisianiste, que l’on peut retrouver ici et là sur leur vecteur de propagation favori : Internet…

 

Préciser une fois de plus avant tout que je n’ai rien de particulier, seulement mon petit vécu et que je ne veux ni ne peux prétendre apporter quelque chose de définitif et d’exemplaire en ce qui concerne le BDSM… D’autres le font avec une telle exagération et en telle fanfare que cette « étrange » sexualité a bien besoin de tout, sauf d’une énième voix qui se voudrait porteuse de la bonne parole.

Je ne suis donc d’une part qu’une femme amoureuse et d’autre part une observatrice du microcosme.

Une observatrice critique.

Pourquoi j’y reviens encore une fois ? Et bien, parce que là, en ce moment, ça ne s’arrange décidément pas.

Alors, au fond, vous serez-vous souvent demandé, il lui faut quoi, à quoi accorde-t-elle ses faveurs ?

Peut-être me faut-il trouver chez les autres l’art et la manière tout simplement…

 

L’art et la manière de le vivre, certes, l’art et la manière d’en parler aussi. Même si cela ne « colle » pas avec ce que ressens, moi,  mais qu’il y ait une vraie réflexion, quelque chose de personnel, d’original.

 

Le vivre d’abord.

Les maux de l’amour sont un choix que l’on fait seul lorsqu’on se découvre « ainsi fait » et que l’on finalise plus tard après maintes erreurs lorsque l’on rencontre celui (ou celle) que l’on cherchait… Il en va ainsi d’ailleurs de toutes les amours si ce n’est que chez nous, les erreurs, les dérapages sont bien plus risqués, qu’ils blessent plus profondément, non seulement la chair mais aussi, et bien plus profondément, le cœur et l’âme…. Je n’y reviendrai pas ce soir : j’ai déjà parlé des faussaires.

 

En parler ensuite.

Les mots des maux se devraient d’être des mots libres… Je n’ai pas souvent rencontré ce cas.

Qui sait pourquoi, chez nous, il y a toujours des groupes, des coteries, de sanguinaires batailles fratricides.

 

Sans doute n’ai-je pas en pourcentage exact rencontré parmi les nôtres plus d’abrutis ou plus d’hypocrites qu’ailleurs mais lorsqu’ils l’étaient, ils l’étaient vraiment !!

Plus par sens de l’instinct grégaire qu’autre chose, mais c’est « pesant » pour une toute petite communauté de gens transgressifs qui finissent pourtant par se doter du slogan : « Bienvenue à Gattaca , un seul critère de sélection : la pensée unique »…

Je les aurais vus tourner tels des girouettes, sans cesse au gré du vent, dire blanc en décembre parce que la voix virtuelle du cerveau de Gattaca le disait, puis se heurtant eux-mêmes aux vrais problèmes, dire noir en mars mais sans remettre en question la voix-robot et ses conseils judicieux…

Certain(e)s se croient intelligent(e)s parce qu’ils « changent d’avis ». Mais, attention, sans déborder jamais du cadre !!! Ils changent d’avis quand la parole prioritaire évolue elle-même.

Dire, médire et se dédire mais toujours dans « la ligne ».

Il ne faudrait cependant pas confondre intelligence et inconstance car à force de changer d’avis de cette manière, on en devient à la fin seulement inconsistant…

 

Quant à remettre en cause les remparts de la cit酠 Ah ! ça , jamais !

Bien au contraire….

La voici ( la cyber-voix sirupeuse de sirène régnant sur les lieux ) qui, dans ses hauts-parleurs, annonce un nouveau sens pour circuler dans Gattaca, choisissant pour eux les bonnes routes à prendre, mais surtout celle à éviter, et ils sont déjà là en attente, le ticket à la main…

 

Ce qu’ils fuient sans cesse, c’est le « penser-par-soi » tant ils sont habitués au « prêt-à penser », au déplacement en file indienne qui va de leurs clubs à leurs soirées, de la lecture de leur courrier  estampillé « ordre de marche » à leurs propres écrits qui ne reflètent que l’air ambiant… et qui changent au gré de cet air du temps…

Oui, il y eut quelques originalités, c’est vrai. Mais où sont-elles aujourd’hui? Bien loin de Gattaca….

 

Je me demande souvent comment ils font pour se croire libres alors qu’ils (aussi bien les D que les s) ne font que se conformer à des règles que d’autres publient ou ont publiées, hier ou il y a des lustres…

 

S’il y a de nombreux penseurs (quelquefois fantaisistes) de la sexualité humaine « classique », le BDSM survit sur des fondements ( quelques textes bien souvent traduits de l’anglo-saxon) dont on ignore les auteurs….

 

Alors, cela laisse, bien sûr, la place à tous les petits chefs (hommes ou femmes s’entend) en mal d’expression, en mal de pouvoir….

Ils en ont, eux, des choses à écrire !!!

Et le comble, c’est que ça marche….

Que ne ferait-on pour être « dans le sens du vent » ? Surtout si le vent est celui du Pont des Arts….

La pensée BDSM est toute entière muselée par le BDSM parisien qui se pare hypocritement des vertus du conseil d’ami ou de celles du mécénat « passionnellement passionné »…

Il est hélas relayé en province par quelques aficionados de ce Gattaca….

 

Et avec tout ça et en toute honnêteté, je suis prête à jurer que depuis cinq ans environ, à part évidemment le « kidnapping » du dress-code SM par le monde de la mode et un article de fond (sans fond) annuel dans Cosmopolitan quand il se veut audacieux, il ne s’est rien « passé » d’important, il ne s’est surtout rien « pensé » d’important chez nous….

 

Il est vrai que la muselière est un accessoire qui fait fantasmer beaucoup d’entre nous. Certains croient qu’ils la passent à leur soumise alors qu’ils en portent eux-mêmes une autre, bien plus pesante…

 

Je trouve cet objet peu esthétique.

Sans doute cela m’a-t-il permis d’y échapper tant physiquement que moralement…

 

Et pourtant, j’ai cru moi-même autrefois, qu’il fallait être dans l’épicentre, participer à la vie de Gattaca pour faire avancer les choses… Quelle erreur ! Là comme ailleurs, dans la « vraie vie », c’est toujours en marge qu’il faut se tenir, juste à la bonne distance pour observer et savoir s’écarter prudemment quand on sent que les dés sont pipés…

 

Alors, la manière et l’art, aujourd’hui pour moi appartiennent à ceux qui ont su se départir des passages imposés, et qui, tels le Max de la célèbre ritournelle d’Hervé Cristiani, sont toujours, d’instinct, restés libres….