PAUL MURCIANO - 2001

M COMME MANADE ... 

 

Il n’y a pas de sang dans l’arène. Pas de vaincue, pas de vainqueur, pas la peine…

Il n’y a pas de banderilles à planter, il n’y a pas d’oreilles à couper.

Qu’on laisse à la reine de cœur ce qu’elle aime : l’altière ardeur qu’elle met dans la scène.

C’est une autre chanson qui se chante ici. C’est celle de l’amour et de la vie.

 

Il y a toujours un instant qui s’arrête, où la belle s’offre, muette.

Ses fesses cambrées à l’envi, elle ne les tend que pour Lui. Elle est la Carmen adoucie qui rejoue la fin sans tragédie…

Elle consent en confiance d’interrompre un moment sa danse.

Elle se donne entière. Sans limites, ni frontières.

Elle se donne mais fière. Elle se donne dans l’habit de lumière.

 

Reçois la Carmencita en cadeau…. Tu n’es ni taureau, ni torero.

Tu es l’homme qu’elle a choisi pour en faire le Guide de sa vie.

Laisse sur elle Ta marque qu’elle implore mais prends-la en diva qui s’ignore…

Elle Te chantera dans l’arène son plus beau chant d’esclave et de reine.

Qui ne sera pas chant des Sirènes.

 

 

Et tout là-bas, du soleil à l’infini…. L’astre vermeil de l’Eros épanoui.