M COMME M. ( LE M. DES CALANQUES  )... 

 

M., c’est Toi.

L’initiale d’un nom et celle d’un prénom.

Et celle d’un « pseudo » assez connu, ma foi…

 

 

M. est un homme grand, auprès de Lui, je me sens minuscule, moi qui pourtant ne le suis pas vraiment. Il a une voix douce et sonore en binôme, et la pointe d’accent du Midi qui enchante.

M. est un homme bon même s’il tonitrue. La bonté est son don et la vérité nue.

M. a beaucoup d’humour, des mots qui font image et des phrases qui chantent. M. est très cultivé, c’est essentiel pour moi. Et c’est la poésie qui nous a réunis.

 

Nous voyageons ensemble, promeneurs extatiques, depuis notre rencontre de  paysages sereins en territoires obscurs et parfois en eaux troubles mais nous n’avons jamais laissé quiconque mettre en doute ou remettre en question notre histoire d’amour.

 

Tout comme moi fauché, M. est pourtant sans doute l’être le plus généreux qu’il m’ait été donné de connaître.
M. est plein d’attentions, de ces choses infimes qui donnent aux saisons la beauté de leur rythme.

Puisqu’Il m’a faite sienne, parfois par mimétisme, je partage en secret Ses dons de magnétisme. Et je deviens princesse et sirène… Puisqu’Il règne pour moi sur un monde d’ emblèmes.

 

M., c’est « mon Dominateur », c’est si vrai et si faux à l’écrire que cela me fait sourire avec douceur.

Vrai, parce que ce sont les mots consacrés et que, bon, il faut bien les reconnaître comme tels.

Faux, parce que même s’il en est ainsi, ce n’est jamais de cette manière que je pense à Lui.

 

Car il ne faut pas oublier que…M. c’est mon Amour !

Avant toute chose.

Amour SM, et puis quoi ? Amour quand même…

M., c’est mon sculpteur de bondages, mon peintre de cire, mon calligraphe muni de bambous… Et l’œuvre à la fin, c’est moi, c’est nous…

 

Et puis, M. c’est aussi….

Le « M. des calanques ».

 

Tu ne le fus que pour moi, inscrit sur un profil « perdu » d’il y a longtemps déjà…

Je me souviens de cette « vieille »  habitude discrète que nous avions là-bas de faire un signe sur nos « portraits renseignés » pour indiquer que, l’endroit ayant fait bon office, ni nos corps ni nos cœurs n’étaient plus à prendre.

De là à indiquer le nom ou le pseudo de l’autre !

 

Aussi, avais-je choisi cette périphrase ( histoire de région) pour Te désigner… Je la trouvais très belle.

 

Tiens, je vais Te faire un aveu ce soir… Il m’arrive parfois de la murmurer encore, comme un gri-gri, comme un porte-bonheur…

Et l’eau bleue des calanques n’a rien perdu de sa fraîcheur…