BDSM: Tenue en laisse par les cheveux...

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Des mauvais effets découlant de l’autocensure…
 
 
 
Il y a des lustres que je n’ai pas fait l’amour.
Il y en a tout autant que je n’ai pas pratiqué le BDSM.
Comme de plus, j’ai fait le vœu de ne pas me caresser moi-même avant que d’avoir rencontré l’homme avec lequel construire quelque chose de positif, cela en dit long sur la misère de ma vie sexuelle…
 
J’ai l’impression aussi que mon BDSM tend à se radicaliser.
J’aime assez me donner en proie aux appétits les plus féroces.
Je ne crains pas le fouet, je ne l’ai jamais craint et d’ailleurs, maintenant, je ne crains strictement plus rien.
Mes limites demeurent uniquement dans le vocabulaire : jamais je n’appellerai quelqu’un « Maître », jamais je ne me laisserai traiter de « chienne », de « truie » ou de quelque autre nom « sympathique » du même style.
Dans le premier cas, j’aurai l’impression de m’afficher sur une scène de théâtre, dans le second de servir d’exutoire à des motivations à la domination pas très claires.
 
Celui que je recherche aujourd’hui ?
Un homme grand, d’assez belle présence pour inspirer un sentiment de protection, un homme grand, d’assez belle prestance pour insuffler un fort désir de soumission…
Et je le voudrais libre parce que le fait de construire ensemble « positivement » amène fatalement à des sentiments et que le mot sentiment au pluriel ne veut pas dire grand chose. En fait, pour moi, il n’est qu’un sentiment qui compte et c’est l’amour.
C’est lui qui entraîne le reste : le respect, la complicité, le partage…
 
Je ne veux pas non plus me faire telle que je ne suis pas.
« Aurora » demeure « Aurora ».
Mais Aurora n’a pas toujours tout dit des ses fantasmes et beaucoup de ceux-ci ont été longtemps bridés.
 
Ma liberté nouvelle sera une tare ou bien une chance. Seul le temps le dira.
Je voudrais toutefois qu’il le dise assez vite.
J’ai la sensation, jour après jour qui passe dans ce néant, dans ce vide d’une compagnie masculine, de perdre le meilleur de moi-même.
 
J’ai payé - et très fort, l’on peut me croire ici - le prix de ma dîme pour l’erreur d’aiguillage suivi durant sept ans.
Je ne me consens plus aucun droit à la faute.
Mais je ne m’octroie pas plus  - je ne m’octroie vraiment pas - un « devoir de pénitence » qui me ferait demeurer dans la solitude.
 
Oui, je sais que cette page a une allure de petite annonce, surtout qu’il y a une adresse pour m’écrire dans la colonne de gauche.
Ce n’est pas ça pourtant.
 
Ce soir, j’ai « autocensuré » l’un de mes textes.
Cela m’a beaucoup coûté de ne pas publier ce que j’avais sur le cœur.
Alors, je me permets de publier au moins ce que j’ai au fond du cœur…