« Bashung vu par Laurent Lavige et Cie », Collection « Phare’s », Editions Hugo Image, novembre 2009.

Scan de couverture de « Bashung vu par Laurent Lavige et Cie », Collection « Phare’s », Editions Hugo Image, novembre 2009.

 
 
« N’essayez pas de m’éteindre
Je m’incendie volontaire… ».
Alain Bashung et Serge Gainsbourg - « Volontaire » in « Play Blessures » - 1982.
 
 
 
14 décembre 2009, au 9ème mois du grand froid...
 
 
 
De tous les livres sortis (et sans doute encore à venir) sur Alain Bashung,  je m’étais fait promesse de n’être dithyrambique sur aucun, au vu des circonstances…
Et pourtant, je ne sais comment me comporter autrement face à ce « Bashung vu par Laurent Lavige et Cie » publié en novembre aux Editions Hugo Image dans la collection « Phare’s » et  que j'ai découvert il y a quelques jours seulement.
 
Je ne sais rien de Laurent Lavige. Il semblerait pourtant qu’il ait vingt-cinq ans de métier, plusieurs casquettes à son actif et qu’il anime notamment une émission de radio fort connue de France Inter, « Sur la route ».
Mais je n’écoute pas la radio…
 
Son livre diffère de tous les autres et est un objet superbe.
S’ouvrant sur la phrase de Cocteau « Plus ils cherchent à me rendre visible, et plus je deviens invisible », il nous emporte pour un voyage de plus 300 pages où nous naviguons entre les  photos les plus raffinées (quelques unes célèbres, d’autres tout à fait oubliées ou provenant de collections privées) de Bashung artiste et avec pour tout repère non des chapitres mais des haltes autour de l'intégrale des titres des chansons de chacun de ses albums.
La démarche est singulière mais le résultat est, il faut le dire, parfait.
 
On l’aura compris : il ne s’agit pas d’une biographie. C’est autre chose.
Les images sont accompagnées de textes qui sont autant de pierres du souvenir rédigées par « des gens du show business » et des proches qui ont pour point commun d’avoir tous été des amis de Bashung.
Entendons-nous bien, ces témoignages pour signés qu’ils soient d’anciens comme Juliette Gréco ou Dick Rivers, de plus jeunes comme Dominique A. et Cali ou encore des deux paroliers « phares » Bergman et Fauque, d’étoiles rares telles Jean-Louis Aubert, Charlélie Couture ou Christophe (et j’en oublie), qu’ils proviennent même de l’auteur de l’ouvrage - pour émotionnels qu’ils soient tous - n’ont jamais rien de faussement lyrique.
Ici, l’hommage à Bashung est d’une sincérité épidermique totale.
On y parle sur lui - sur le chanteur, le musicien et uniquement sur le chanteur et le musicien - comme les gens de rien, vous et moi, l’avons fait sur nos blogs, dans les forums ou sur le « Livre d’Or » de la semaine qui a suivi son départ…
 
Et ces mots si beaux, aussi beaux que sont belles les photos présentées nous laissent littéralement cloués sur place de stupéfaction tandis que nous feuilletons page à page le livre de Laurent Lavige parce qu’il est exactement celui que nous souhaitions voir édité.
 
 
 
 
 
 
 
 
PS : Je vous parlais ici même le mois dernier du ballet de Jean-Claude Gallotta « L'Homme à la Tête de Chou » qui sera en tournée dans nos provinces en 2010.
Vous pouvez trouver la meilleure critique que je connaisse de celui-ci sous la plume de Aurore Kroll.