Pedro Almodovar devant « Le fouet de Fellini », photographie © Bruce Weber et « Vogue » France - Décembre 2009 - Janvier 2010.

Pedro Almodovar devant « Le fouet de Fellini », photographie © Bruce Weber et « Vogue » France - Décembre 2009 - Janvier 2010.

 
  
Comme chaque année, j’ai acheté le numéro de décembre-janvier de Vogue afin d’avoir en supplément sous blister le fameux calendrier qui a déjà donné de si belles versions.
Je n’en savais rien mais cette fois-ci, c’est Mario Sorrenti qui s’y colle.
J’aime beaucoup Mario Sorrenti, j’ai vu de lui une très belle rétrospective en Arles en 2008.
Hélas, une fois le film plastique déchiré, quelle déception !
Son inspiration pour Vogue ne me touche absolument pas.
Il a voulu traiter du nu - comme il le fait si bien habituellement avec un zest de décalage, présent ici aussi - mais il l’a fait sur des tons de rose et bleu criards et dans l’ambiance qui est celle du « Lido » de Paris.
Certains aimeront (je vous mets un petit échantillon en fin de post, le mois d’août - qui est d’ailleurs aussi la couverture - avec comme modèle Iselin Steiro et une très, très légère inspiration « bondage » à défaut d’une pointe de BDSM) mais disons-le, à mon sens, ce machin-là - même au second degré - a tout de même un petit quelque chose du calendrier de camionneur : il ne figurera donc pas sur mon mur pour les douze mois à venir !
 
Le magazine en revanche vaut son pesant d’or.
Centré autour de Laeticia Casta, il nous permet de découvrir son parcours, ainsi que les gens qu’elle adule.
Loin d’être une bécasse, la jeune dame a beaucoup de choses à dire, un goût très sûr pour les peintres ou autres artistes, pour les comédiens/nes, pour les cinéastes.
On lui doit donc le fait que « Vogue » ait mandé vers Pedro Almodovar, afin de l’interviewer et de l’immortaliser sur pellicule le jour de son soixantième anniversaire à Madrid, un envoyé très spécial en la personne du reporter-photographe Bruce Weber.
Si je convie seulement les intéressé/es à se procurer la revue pour lire l’entretien, je ne puis laisser passer l’occasion de publier l’un des clichés.
 
Déjà que les amateurs BDSM considèrent Almodovar comme un de leurs meilleurs « ambassadeurs » au moins depuis « Attache-moi », je suis, pour ma part, terriblement surprise de découvrir qu’au mur de son bureau dans sa maison de production « El Deseo » figure une affiche géante des images de « Huit et demi » et que c’est celle du …fouet de Fellini !
 
Ah ! Ce fouet dans la main du cinéaste italien, que d’encre il aura fait couler !
Et lorsque Almodovar - joignant le geste à la parole - l’imite, le mystère ne fait pour moi que s’épaissir encore…
 
Et à en parler tant et tant moi-même, qu’est-ce qui se révèle ici de moi ?
Le fantasme - peut-être - que le « Maestro » eût fait un « Maître » comme je les voudrais ?
Rien de moins certain, rien de plus vrai...
Sourire et bouche cousue !
 
 
 
Le bonus-track : Août en bondage ? Une image du Calendrier 2010 © Mario Sorrenti et Vogue France.
 
 
Calendrier 2010 Vogue © Mario Sorrenti et Vogue France.
 
 
 
 
 
 
PS : Une partie de la semaine qui s'ouvre sera consacrée à une sélection de cadeaux de Noël (à offrir, à s’offrir, à se faire offrir) qui, vous l'avez deviné, ne peuvent être que…des livres !