Toulouse-Lautrec Femme aux cheveux roux accroupie 1897.

Toulouse-Lautrec - « Femme aux cheveux roux accroupie » - 1897.

 
 
J’aimerai toujours les images qui dénotent l’abandon, le corps spontanément placé en position d’offrande.
Une certaine idée de la féminité.
Son exacerbation. Sa fragilité et sa grâce.
 
Bien avant la photographie de nus connotés, je pense que c’est la peinture et même la peinture la plus connue, la plus classique, qui, lorsque j’étais enfant - parce qu’elle était à portée de mes yeux - a marqué mes premières émotions, les premiers élans de mes sens.
Tableaux vivants.
 
Je ne désirais pas les femmes ainsi alanguies : je désirais être elles.
Que ce soit le BDSM qui, un peu plus tard, m’ait semblé la façon la plus appropriée de le devenir a coulé de source.
 
Et que ces tableaux, en eux-mêmes, n’aient strictement rien à voir avec ce BDSM n’a, au fond, que peu d’importance.
Magie de la vision. Visionnaire.
 
L’œil ne voit jamais que ce qu’il rêve.
L’œil ne voit jamais que ce qu’il veut.