BDSM Les masques de la nuit.

Photo D.R.

 
 
La nuit, au temps des heures brèves,
Ne laissons pas passer l’impudence :
Le plaisir des yeux est de regarder
Tandis que tu me dévores les lèvres.
 
Sadisme de cet amour serré jusqu’à la pointe
Comme une fragile chaussure japonaise,
Haute avec des talons qui résonnent
Sur le cristal de tes moments perdus.
 
Masochisme de ma rose fissure
Qui s’ouvre et qui invoque
Le tumulte bouillant d’un volcan
Où nos paroles diurnes se dissolvent.
 
Nous masqués, cœurs d’écume ou de mercure,
Rien d’autre à être que dominant ou esclave,
Dieu chasseur décochant sa flèche du plus haut
Et naï(ve) Narcisse se reflétant dans l’eau…