BDSM Metal Restraints Stockroom Boutique.

BDSM Armbinders Latex Boutique Vlatex.

BDSM Inflatable Latex Boutique Vlatex.

BDSM Inflatable number two Boutique Czara.net.

BDSM Vacuum Bed Latex Boutique Stockroom.

BDSM Bondage en kit prêt à monter iBondage.com.

 

Photo 1 : BDSM Metal Restraints © Boutique Stockroom.com.
Photo 2 : BDSM Latex Armbinders © Boutique Vlatex.com.
Photo 3 : BDSM Inflatable © Boutique Vlatex.com.
Photo 4 : BDSM Inflatable © Boutique Czara.net.
Photo 5 : BDSM Latex Vacuum Bed © Boutique Vlatex.com.
Photo 6 : Kit Bondage « pour les nuls » © Boutique iBondage.co.uk.
 
 
 
J’ai manqué de temps ces jours-ci pour accompagner mes notes sur le bondage ou le shibari de quelques explications.
Il existe des gens qui, dans le mot « bondage », ne veulent pas entendre le sens anglais pour « ligotage » mais lui préfèrent celui de la traduction tout aussi anglaise « esclavage ».
Pour ceux-là, les cordes et les liens seraient donc du « bondage japonais ».
 
Admettons.
Leur version ne manque pas d’intérêt.
Elle expliquerait une fois pour toutes clairement l’acronyme BDSM :
BD = Esclavage et Discipline (et quel couple parfait à côté de celui « Ligotage et Discipline » qui pèche par manque de sens « lié » dans l’absolu !).
DS = Domination - Soumission
SM = Sado-Masochisme.
 
Mais comme il leur faut tout de même prendre en compte les cordes de chanvre, ils trouvent une autre case : « bondage japonais » donc -pour les plus acharnés, ceux qui critiquent mais pérorent pour démontrer qu'ils sont malgré tout incontournables sur ce sujet comme sur tous les autres- ou « kinbaku » et « shibari » pour ceux qui se veulent encore plus cultivés.
Ils se gardent bien toutefois de les exclure des pratiques BDSM (même s’ils insistent sur l’esthétisme ainsi que sur l’ « art » ou les performances « de foire » des nawashi et de leurs modèles avec une condescendance proche du mépris) car ils ne peuvent nier la contrainte extrême qui s’exerce sur le/la « ligoté/e » lors de ces séances de « plaisirs » du Pays du Soleil Levant.
Tout comme ils ne peuvent pas non plus en rester à camper sur leurs certitudes du « B » pour « esclavage », le « bondage » étant pour 90 pour cent des gens le jeu des liens et produisant une fascination incontestable bien au-delà de la sphère SM ou BDSM tandis que l’ « esclavage » tend de plus en plus à devenir la prérogative « philosophiquement » revendiquée des « Goréens » qui arrivent, très à la mode, et leur couperont bientôt l'herbe sous le pied...
Nos amis « pas à la japonaise » doivent donc « bondager » (ou « bonder ») eux aussi.
 
Ils font alors dériver l’idée des liens vers leur seul aspect de « contrainte » et donnent au « bondage » la couleur de toute parure, de tout instrument qui « restreint » la liberté de mouvement.
Menottes doublées d’une barre d’écartement, cagoules et bâillon boule, armbinders (immobilisation étroite des bras), sac d’enfermement en latex (« inflatable »), vacuum bed (« lit aspirateur », toujours de latex) entre autres sont leur façon de pratiquer le « bondage » comme ils l’aiment.
On pourrait y rajouter, même s’ils n’y ont pas encore pensé, les jeux de « mummification » (emballage dans du plastique) qui sont une forme de bondage sans cordes et pas « à la japonaise ».  
 
On peut trouver la volupté dans l’une comme dans l’autre de ces manières.
A l’occidentale ou « à la japonaise », comme ils disent…
Tout dépend des fantasmes que partagent les partenaires.
 
C’est du bondage, ça, ce que je montre sur ces photos ?
Et bien oui, c’est du « bondage » puisqu’ils le veulent….
Je préfère pour ma part les cordes mais suis prête à appeler tous ces instruments « bondage », « dongabe » ou « gonbade » si ça peut les satisfaire : on connaît mon grand respect pour les dominant(e)s qui ergotent sans cesse font partager sans aucun sous-entendu leur immense savoir !
Et mettons y même une ou deux « punaises » pendant que nous y sommes (dans l' « inflatable » évidemment, qu'étiez-vous encore allés comprendre !).
 
Il est certain que pour tout ce qui est objets de latex et Cie, on ne risque pas de leur reprocher de faire dans l’esthétisme classique mais on ne saurait toutefois trop déconseiller leur achat à ceux qui ont, par ces temps de crise, l’œil rivé sur la courbe décroissante de leur compte en banque.
Le plus misérable des « vacuum bed » coûte tout de même 495 € et l’ « inflatable » ici présenté la somme modique de 545 dollars.
On imagine combien de mètres de corde de chanvre ou mieux encore de « tape » (scotch pour bondage) on pourrait acquérir en lieu et place de ces outils pour riche amateur ou « professionnel(le)s de la profession »…
 
Le problème avec le shibari (le « bondage japonais », comme ils disent…), c’est qu’il faut un minimum de savoir-faire et que j’ai toujours soupçonné ses « opposants » d’être si purs et si durs envers lui pour simple cause d'incapacité.
 
Si j’ai eu la chance d’avoir pour premier partenaire de jeux un vrai « ligoteur », le second « dominant » qui a traversé ma vie avait un avis bien arrêté sur tout mais ne savait rien faire.
 
Ce n’est que bien plus tard que j’ai compris son étrange « fixette » à vouloir constamment me « prêter » à tous ceux qui passaient.
« Pour voir » -disait-il.
« Voir », c’était en effet un but taillé à sa mesure.
Il ne « vit » pas grand-chose mais, comme j’en revenais toujours à mes fantaisies de bondage (« à la japonaise », comme ils disent), il finit un jour, excédé, par commander un kit de bondage … tout prêt (le livre « Osez le bondage » de Gala Fur aux Editions La Musardine n’était pas encore sorti alors et je doute, de toute façon, qu’il lui eût servi à quelque chose) !
 
Si celui de la photo est rouge et joliment harmonieux, le mien (qui ne provenait pas de la boutique ici citée mais d’un sex-shop en ligne) était jaune paille et demandait tout de même, une fois qu’on l’avait enfilé comme un harnais, que le pseudo « bondageur » fasse deux gestes : une corde à nouer et un nœud à serrer.
C’était pourtant bien expliqué sur l’emballage.
Je ne sais comment il s’y prit, « comme un manche » très probablement, mais soudain, tout se défit et le « bondage en kit », je me le retrouvai autour du cou en une multitude de boucles molles et pendouillantes.
 
Il n’y eut même pas de seconde chance : l’engin ne voulut jamais retourner à sa forme initiale pour une ultime tentative et termina sa course (j’ôtai moi-même de mes épaules ce trophée peu glorieux) dans la poubelle de l’hôtel en lointaine périphérie où le monsieur me donnait rendez-vous afin de ne pas risquer de croiser sa femme !
 
Sa femme qui, bien sûr, n’était pas japonaise...