Silvio Berlusconi et Veronica Lario, le divorce?

Silvio Berlusconi et Veronica Lario, photo © ANSA.

 
 
Dans les célèbres jeux de rôles BDSM exigeant costumes -ceux dont il était question sur l’avant-dernière note d’Agnès Giard- existe « la soubrette ».
C’est celle qui, vêtue d’une minijupe de latex ou de vinyle payée à prix d’or chez Démonia ou moins cher dans n’importe quel sex-shop de Pigalle ou de province (qui, voyant la manne céleste, se sont mis depuis quelques années eux aussi au goût du jour) se trimballe buste dénudé mais avec coiffe et tablier pour apporter la cravache (ou son verre de gin-coca) au « maître » dans les soirées publiques.
La « soubrette » peut être -dans les mêmes conditions- le soumis féminisé de la domina, habillé pareillement mais avec thorax corseté, perruque et maquillage de voiture volée.
 
En Italie, la « soubrette » -pas BDSM pour deux sous- est cause de divorce.
Veronica s’en va. Vous le savez déjà tous.
 
Il y a des années que les chaînes de télé berlusconiennes ont, dans chacune de leurs émissions, des « soubrettes » -mot qu’ils ont emprunté au français pour désigner des « potiches » à la plastique impeccable, ne dépassant jamais les vingt-cinq ans- qui servent la soupe de leur sourire trente-deux dents émail étincelant et carrosserie toute en courbes à trois cent soixante degrés à n’importe quel présentateur, fut-il celui de l’émission sur les droits de la cause animale.
La « soubrette » télévisée italienne ne parle pas, elle se contente de feuler des onomatopées de satisfaction, de faire des mines et de virevolter sur des talons vertigineux.
 
Veronica Lario-Berlusconi ne contemplera plus ces hauteurs.
Le vertige a fini par lui donner mal au cœur.
 
Il faut dire qu’il a fait fort, le Cavaliere.
Il y a deux ans, il avait déjà dû présenter des excuses publiques à Veronica pour s’être répandu en compliments envers deux « soubrettes » sur l’un de ses « plateaux » disant à l’une -devenue depuis ministre- « Je vous épouserais tout de suite si je n’étais pas déjà marié » et à l’autre « Avec vous, j’irais volontiers sur une île déserte ».
Veronica a fait semblant d’y croire et est restée dans le Nord en la somptueuse demeure familiale d’Arcore avec ses trois enfants.  
 
Le mois dernier, il voulait des « soubrettes » en tête de toutes ses listes pour les Européennes.
Veronica a encore tiqué et même la coalition du « Caïman » a observé que ce n’était pas du meilleur goût.
Il n’en est restée qu’une sur une seule liste.
Et l’éponge conjugale a été passée encore une fois.
 
Mais voici que, la semaine passée, une ultime histoire de « soubrette » entre en jeu.
« Sua Emittenza » se rend à Naples pour fêter les dix-huit ans d’une certaine Noemi Letizia, lui offre une voiture, un collier d’or et de diamants.
 
La « soubrette » accorde dès le lendemain un entretien où elle l’appelle « Papi » (« Petit Papa »). 
Ça commence à sentir alors le roussi pour le « Petit Père » du peuple.
La presse italienne observe que « Berlusca » ne s’est jamais rendu aux anniversaires de ses enfants et que la « soubrette » a une mâchoire qui lui donne un air de famille avec « Papi »…
 
Veronica a simplement dit « Si seulement elle avait été sa fille.. » et demandé le divorce car elle ne veut plus être, après trente ans de vie commune dont dix-neuf de mariage, « l’épouse d’un homme qui fréquente des mineures ».
 
Depuis, c’est Berlusconi qui…exige des excuses, menaçant de poursuivre sa femme pour « diffamation » !
 
Si le divorce devenait effectif, ce serait un couple mythique du monde politique qui se séparerait.
Silvio Berlusconi, 72 ans, et Veronica Lario, 53 à son actif, sont sans aucun doute les duettistes de la scène des partis qui ont le plus fait appel aux bons soins des chirurgiens esthétiques.
Mais aujourd’hui, comme Silvio a certainement aussi eu recours au Viagra, les ravalements de façades ne sont plus à égalité…
 
Alors Veronica s’en va.
 
Et si cette histoire de divorce devait, par hasard, vous en rappeler une autre, sachez qu’elles n’ont pourtant qu’un point commun : les « veaux » qui persistent, ici et là-bas, à élire des hommes comme ça.
Des hommes à « soubrettes ».
 
Comme le dit le célèbre proverbe : « A veaux aux hormones, grippe du cochon »…