Dédié à Gilles...
 
Puisqu'est arrivé  le temps de l'hommage.
Une playlist perso, quelques titres, quelques textes...
 
Pour la plupart de ses chansons, il est impossible de trouver des vidéos ou clips de Bashung qui le mettent en scène.
C'est le cas de celle-ci.
 
« Bijou, Bijou » fait partie des deux versions de « Roulette russe ».
Sorti une première fois en 1979, l’album ne rencontre pas un grand succès.
L’année suivante, Philips le réédite en changeant deux titres.
C’est notamment en remplaçant « Milliards de nuits dans le frigo » par « Gaby oh Gaby » que Bashung va rencontrer enfin un public qui fera de ce titre un « tube » et que sa carrière sera lancée.
 
La pépite cachée du disque, c’est  ce « Bijou, Bijou » que l’on ne se lassera jamais d’écouter, peut-être parce qu'il témoigne d'un amour qui finit comme une blessure à vif : « Le temps ça pourrit tout »...
 
Ici donc en image statique et avec le son « live » du disque « Confessions publiques » de 1995 qui, hélas, n’a pas l’intensité poignante de l’album d’origine.
 
Mais c'est tout de même Bashung !
 
 
 
Bijou, Bijou (Alain Bashung- Boris Bergman - Daniel Tardieu) - 1979 - in "Roulette Russe".
 
 
Bijou, Bijou
Te réveille pas surtout
Je vais pas faire de bruit, juste un café c'est tout
Je peux plus rester ici
Je dormirai je sais pas où
 
Bijou, Bijou
Le temps ça pourrit tout
Les cheveux dans le lavabo, les mégots écrasés n'importe où
Puis tu prends ton bain
Avec de drôles de joujoux
 
Bijou, Bijou
Y a des feux rouges partout
Puis au coin de la rue l'Armée du Salut qui joue
 
À ma montre y'a plus de chaîne
À mes cols de chemise plus de baleine
 
Bijou, Bijou
Pense à tes rendez-vous
Rappeler le gynéco, passer à la banque prendre des sous
Trouver quelqu'un d'autre
Moi je mets les bouts
 
Bijou, Bijou
Je pourrai pas te dire au revoir, ce matin j'ai pas le bambou
Putain
Ce que t'as été belle
Quand tu te mettais à genoux
 
Bijou, Bijou
Je vais pas faire de bruit, juste un café c'est tout
Je peux plus rester ici
Je dormirai je sais pas où…