Communion 2, un tableau de Julia Dasic.

Diana with the sun, un tableau de Julia Dasic.

Marie Mad, un tableau de Julia Dasic.

Emma, un tableau de Julia Dasic.

Tableaux © Julia Dasic (titres en passant votre souris sur les images).

 
 
 
Avec tous mes remerciements à Julia Dasic…et à Hervé !
 
 
 
Le fantasme c’est aussi, parfois, une manière de se rêver soi-même…
 
De rêver -pour la soumise- d’une féminité rayonnante ou bien de symboles d’appartenance.
Ce n’est pas par hasard que dans le BDSM, on retrouve si souvent des modifications corporelles (le corset utilisé comme moyen d’y parvenir par exemple, mais encore tous les piercings, anneaux ou autres…).
 
Je n’ai jamais songé à faire quoi que ce soit qui atteigne à l’intégrité de mon corps de façon définitive mais ce corps, il m’est arrivé de l’imaginer différent, de le vouloir oiseau léger tout en étant lourd de rondeurs, héritier de mes siècles d’antécédents latins, de me désirer callipyge aérienne pour Lui plaire et L’envelopper d’un monde flou d’érotisme et de sensualité…
 
Cette représentation qui existait quelque part dans ma tête, je l’ai retrouvée un jour sur le site de Julia Dasic, à travers ses tableaux.
C’est l’un de ses amis qui m’a fait connaître l’art de la jeune femme mi-serbe, mi-grecque, qui vit aujourd’hui en France et y produit bijoux, dessins, toiles etc.
Julia Dasic est une « étoile montante », elle vient de terminer une exposition le 31 décembre au Grand’Eternat de Paris et je ne doute pas une seule seconde que l’on entende beaucoup parler d’elle très bientôt…   
 
Julia prend en photo des modèles, puis elle retravaille techniquement leurs corps afin de conférer à ceux-ci une surdimension toute artistique des fesses qui semblent alors devenir leur centre de gravité.
Elle les place ensuite précautionneusement -par photomontage d’abord et ensuite par ses pinceaux- dans des univers oniriques, proches du Surréalisme, qui ne sont pas sans évoquer Dali ou Chagall…
 
Pourtant, les odalisques que crée Julia ne sont pas si éloignées de la réalité que l’on pourrait le croire.
Pas si « fantasme » que ça…
Elles sont ce que nous sommes, ce que nous voudrions toutes « être libres d’être », douces, opulentes et alanguies dans notre plénitude, renonçant enfin aux diktats des régimes minceur, suffisamment affranchies de la nébuleuse de papier glacé des magazines qui nous entrave pour nous sentir belles comme dans un poème de Baudelaire, nonchalantes et flottant dans des brouillards de « luxe, calme et volupté », mollement langoureuses et exhalant des extraits de musc et d’ambre…
 
Ventre rond, cuisses pleines, fesses charnues à palper tendrement ou à fesser plus vigoureusement, c’est un éloge de la femme qui nous est lancé ici.
 
Cette femme multiple, cette femme multipliée qui est en nous.
 
Soumise à quelqu’un, peut-être…
Parce qu’elle le veut.
Mais en tout cas, soumise à rien.
Parce qu’elle vaut bien mieux que ça…