Jacques Brel…

A ce seul nom, voici que depuis trente ans en ce jour, le temps s’immobilise, un peu comme aux Marquises…où il dort paisiblement.
 
Que dire et qu’écrire de plus sinon que ce que l’on nomme la postérité lui aura accordé sa place sur « l’inaccessible étoile » et que sa mémoire se perpétue ainsi, pour ceux qui l’ont écouté vivant et pour ceux d’après qui le découvrent à l’école souvent ou bien dans la discothèque familiale ou encore au hasard de la rediffusion d’un film dont il fut l’acteur ou le réalisateur.
Brel, c’est une histoire sans fin.
 
Le « Grand Jacques » m’accompagne.
Il n’est pas un jour sans que quelques phrases de lui ne me viennent à la pensée.
Mon grand regret est de ne jamais l’avoir vu sur scène.
Marden, lui, -au privilège de l’âge- a fait plusieurs fois cette expérience et garde un souvenir ébloui de sa dernière tournée, le récital de 1966.
Je l’envie.
 
Pour rendre cet hommage à Jacques Brel, j’ai voulu sa chanson « La quête », tirée de la comédie musicale « L’Homme de la Mancha ».
Il n’en reste pas de trace filmée, seulement sa voix, habillée de belles images sur ce clip de « YouTube ».
Et pour les sceller ici, si fortes d’émotion, juste en dessous, les paroles…
 
 
La quête - Jacques Brel - 1968.
 
 
Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
 
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile
 
Telle est ma quête,
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux
 
Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.