SM et Totempole, l'oeuvre érotique de Tomi Ungerer.

 

Tomi Ungerer "Totempole", SM, amour et tendresse

 

Tomi Ungerer BDSM et Bondage, "Totempole".

 

Tomi Ungerer, SM suivi de Totempole, album Editions du Cherche-Midi, planches visibles au musée Ungerer de la Villa Greiner, Strasbourg

Scans de l'album « SM » suivi de « Totempole », édité au Cherche-Midi © Tomi Ungerer.

 
 
 
 
J’avais écrit pour ce soir une note sur Internet puisque la précédente a fait couler beaucoup d’encre.
Elle ne me satisfaisait pas, je l’ai recommencée.
Pour le même résultat.
Et il se fait très tard.
 
Je ne voudrais parler que du Web sous sa forme de sites de rencontre, BDSM qui plus est, et non dénigrer la Toile dans son ensemble.
Et même, c’est encore plus petit que ça, mon désir de parole : je ne souhaiterais analyser que le « pourquoi », à couple fait, certains demeurent vissés sur le « tchat » où ils se sont rencontrés, pendant des années pour la plupart, et le « comment » ces pseudos toujours en activité, armes ou larmes blanches, finissent par être utilisés à nouveau et sonnent la fin du couple en question.
Raconter ce qui se passe inévitablement lorsque l'on est « addict » à ces « tchats » et montrer que celles et ceux qui y vont ne peuvent pas le faire sans avoir une arrière-pensée, malgré tout ce qu'ils disent (ou écrivent...).
Mais est-ce vraiment utile de traiter ce sujet, au fond ?
Ceux qui l’ont vécu connaissent très bien ce mécanisme et ceux qui n’ont pas été pris dans cette spirale ne me comprendront pas et mettront toujours mon propos en doute.
 
Alors, pour ce soir du moins, je laisse de côté ce thème (Qui a dit qu’on « mentait » sur le Net ? C’est pire : on s’y autocensure !) et je reviens vers  l’une de mes passions : la représentation artistique du BDSM et plus particulièrement de son aspect « bondage ».
 
La nouvelle culturelle des 48 dernières heures est que ces deux dernières années ont vu les musées français atteindre un taux record (jamais égalé) de visiteurs.
 
On ne peut que s’en féliciter en ces temps de disette "spirituelle" et conseiller à tous ceux qui passent du côté de l’Alsace de ne pas manquer d’aller à Strasbourg, Villa Greiner, visiter celui dédié au dessinateur Tomi Ungerer.
Célèbre pour ses innombrables albums pour enfants (Qui ne connaît pas « Les trois brigands » ?), ses publicités ou ses satires politiques, il est aussi le meilleur « croqueur » des dominatrices de Hambourg, dans un gros bouquin intitulé « SM » (publié aux Editions du Cherche-Midi) qui s’accompagne d’une seconde partie, « Totempole » ou la narration en dessins de sa relation avec une toute jeune femme qui voulut être sa soumise, récit en images pleines d’amour et de tendresse.
Comme Ungerer assume tout ce qu’il a fait, ces dessins aussi sont présents dans une aire réservée du musée…
 
Et si je vous en montre quelques-uns ici ce soir, c’est que, hier, reparcourant mon blog à la recherche de la photo de la table d’Allen Jones, je suis tombée sur une note déjà dédiée à la belle « Totempole », il y a plus de quatre ans.
Maintenant, vous pouvez la voir de vos yeux à la Villa Greiner.
Puissent ces quelques scans vous en donner l'envie !
 
« Totempole » dans toute sa fragilité, presque une épure...
Une oeuvre qui tient la dragée haute à l'imagerie japonaise du bondage.
 
Dans ce post ancien, je parlais d’émotion profonde, émotion intacte encore aujourd’hui, pour avoir connu ces dessins avant mon parcours BDSM « actif » et aussi  à cause du mystère que je n’ai jamais percé.
 
« Totempole » étant le nom que Tomi Ungerer avait donné à la gracile soumise qui prêta merveilleusement son corps et à leurs jeux et aux dessins du « Maître », je ne sais toujours pas, à l’heure qu’il est, ce que ce nom signifie…
Et pourtant, on me l’a affirmé, il a un sens.