Agent Provocateur Catherine Bailey BDSM Lady of the Manor campagne Publicitaire 2007

                              Photo © Agent Provocateur et Alice Hawkins
 
 
 
Ceci est peut-être, d’une certaine manière, une réponse (bienvenue) à la note que j’ai publiée ici en septembre…
 
Depuis quelques mois, je deviens plus attentive que je ne l’étais aux débuts de mon blog quant à l’image que je vais choisir pour illustrer mon post du soir.
 
J’ai de plus en plus souvent recours aux dessins, aux tableaux, à la photo qui ne met pas pleins feux sur les visages.
C’est que je ne voudrais pas contribuer à véhiculer une image de la femme fixée dans un perpétuel jeunisme, telle que la photo Fetish -la seule transcription artistique du BDSM qui soit- à l’instar de celle de mode, nous la propose.
A la limite, je devrais -si je m’étais complètement fidèle en actes- ne poser ici que des photos de moi « telle qu’en moi-même ma vérité (et mon âge) me figent ».
Je le fais parfois (rarement), étant peu exhibitionniste et ne voulant pas que mon blog devienne notre « galerie BDSM » comme elles existent sur les sites dédiés.
Alors, en sélectionnant des clichés dans lesquels je peux me projeter ou projeter les textes que j’écris, je tente désormais de ne pas donner la possibilité d’ouvrir une seule porte qui soit celle de la jeunesse.
 
J’ai donc appris avec une joie certaine aujourd’hui dans le quotidien italien « La Repubblica » que la marque de lingerie « Agent Provocateur » -créée en 1994 par le fils de la célèbre styliste londonienne des années punky, Vivienne Westwood- marque qui s’est toujours distinguée par des campagnes glamour et humour (où la note BDSM « en plus » ne manque jamais) avait misé cette année sur une série "The adventures of Miss AP" de quatre épisodes thématiques (on a vu dans le premier Maggie Gyllenhaal, l’actrice du délicieux « La secrétaire », à peine remise de ses couches, jouer un sketch photos intitulé « Lessons in Lingerie ») et que le second de ceux-ci, « Lady of the Manor », à suivre dès le mois prochain, allait avoir pour égérie Catherine Bailey, l’épouse de David Bailey, le photographe qu’on ne présente plus.
Mais pour l’occasion, c’est Alice Hawkins qui tient l’objectif.
 
Or, Catherine Bailey a 46 ans.
Elle les porte plutôt bien (c’est elle la « domina » de la photo du jour) mais son visage les « dit ».
Je vous donne le lien du portfolio (l’avant-dernière image, celle qui ne concerne pas le spot publicitaire et qui la montre avec son mari, vous le fera sentir mieux encore).
 
Et c’est une bonne chose de voir en elle, en une Eve qui a passé la barre fatidique des 45 ans, cette féminité exacerbée qui est celle que revendiquent les BDSMeuses…
Pour nous autres, femmes, en général et pour nous, soumises, en particulier.
Parce que désirable, désirante, sexy, sexuée etc., ça ne s’arrête pas avec l’aiguille qui marque les années.
Si aujourd’hui, je me sens « vieille comme le monde », je considère cet état d'esprit comme un privilège qui ne fait pas pour autant que je me sente guettée par une date de péremption en tant qu’objet de désir.
Et  je continue à porter haut ma charge d'érotisme. 
 
C’est une chose de le dire.
Mais c’est tellement mieux quand la vie vient, au détour d’une simple pub (une pub précisément qui devrait en principe être le seul domaine du paraître ), nous le confirmer…
Et le démontrer aux hommes. Ou aux « maîtres ».
Enfin, à ceux qui recherchent amante ou soumise « entre dix-huit et trente-cinq ans »…