BDSM masochisme

                                                       Statuette bronze © Sylvias
 
 
 
Réunion de travail, moment décontracté pourtant.
 
Au point qu’à l’un des présents qui raconte son dimanche harassant passé à déménager des amis alors qu’il était malade, on dit « Mais tu es maso ! » et le chœur de s’enflammer : « Il a fait le lycée chez les Pères, on leur apprend à tendre l’autre joue, oui, ça fabrique des masos, ça ! On les mène à la baguette, eh, dis, t’as eu des fessées là-bas ? »
 
Et tout le monde rit.
C’est le genre d’instant où je me sens toujours à l’écart. Presque trop facilement « à découvert » avec mes quelques breloques auxquelles je tiens cependant.
 
Je sais, pour avoir quelquefois parlé avec eux de Sade que, s’ils ne sont pas tombés dessus au hasard d’un magazine, ils doivent tous ignorer le sens de l’acronyme BDSM.
Les rires gras ne m’inspirent aucune confiance envers leur capacité d’accepter la différence, leur aptitude à la tolérance.
 
Et je me demande ce que cela ferait si soudain, là, dans la conversation, je lançais calmement : « Lui, je ne sais pas, mais moi, oui, je suis masochiste »…