BDSM Tale Revenge Ellen Von Unwerth photographer

                                                          

                                                                       BDSM Revenge Ellen Von Unwerth

 

                                  Jacques-Henri Lartigue Les Aventures du Roi Pausole 1932

                                                   Photos 1 et 2 © Ellen Von Unwerth
                                                   Photo 3 © Jacques-Henri Lartigue
 
 
Si l’on s’en tient à tout ce qui peut être lu ici ou là, en BDSM la partie du corps qui compte le plus pour les deux partenaires, c’est les jambes.
Les jambes des femmes.
On pourra penser que j’écris ceci parce que, plate comme une limande, ça m’arrange de faire valoir mes rares atouts.
Mais non ! Réfléchissez bien.
Les jambes, ça remonte jusqu’aux fesses (et la petite fessée, hum…mais je ne m’éterniserai pas) et ça redescend jusqu’aux pieds (ah ! les pieds, les bas à pointe, les talons hauts, le lieu de tous les fétichismes !) ;
Et puis, comme chez nous on « bondage » et on « shibarise », la jambe prise dans des liens peut facilement être magnifiée par les cordes en statue de marbre, une vraie sculpture de membre…
Le plus beau des bondages consistant dans une « suspension » qui vous rend légère comme un oiseau et la jambe légère aussi, quand la suspension pour un court instant se fait à l’envers, jamais l’expression « une partie de jambes en l’air » n’aura été aussi bien utilisée…
Et la jambe lourde de chaînes est elle aussi très symbolique de l’appartenance et de la soumission.
 
Et on répète au passage pour la 500ème fois que tout ça est librement consenti entre adultes qui trouvent la chose érotique et qui la vivent dans le cadre d’une sexualité aux multiples aspects ou bien encore purement BDSM, comme il leur convient…
 
De toute façon, les autres, les « normaux », les « intrinsèquement vanille » ne viendront pas nous dire que les jambes ne sont pas l’un des hauts lieux de leur érotisme à eux aussi, n’est-ce pas ?
Ce n’est pas pour rien que Souchon chantait « les jupes des filles » !
 
Tout cela, c’était pour en revenir à ma note d’hier, à Ellen Von Unwerth.
Et à Jacques-Henri Lartigue comme son « inspirateur ».
Elle photographie des jambes, façon BDSM, en 2002 dans « Revenge » son roman-photo où la Baronne convie pour trois jours de jeunes femmes dans son château etc…
Et c’est beau.
Ellen Von Unwerth est l’une des photographes femmes que je préfère.
 
Mais en même temps, l’idée des lieux et des poses ne sort pas de nulle part.
En 1932, Jacques-Henri Lartigue (qui, lui, n'a strictement rien à voir avec le BDSM et qui, à l'époque se croit encore peintre avant tout), est appelé par le réalisateur Alexis Granowsky pour photographier le tournage du film « Les aventures du Roi Pausole ». Y figurent les danseuses des Ziegfield Follies.
Et ça va donner ce que vous voyez sur l’image numéro trois.
Comme un petit vent de ressemblance, non ?
 
 
 
PS : Je présente toutes mes excuses pour ces mauvais scans tirés de l’album « Revenge » d’Ellen Von Unwerth (Twin Palm Publishers) et du catalogue de l’exposition Lartigue de cet été au Lavandou « La Riviera de Jacques-Henri Lartigue » (Editions « Le regard de la mémoire »)…D’autres photos que j'ai vues auraient sans doute été plus parlantes en similitudes mais de Lartigue et de « Pausole » le catalogue n’avait retenu que cette image et sur le Web, il n'y a rien.