BDSM Corset Serre-Taille Latex Boutique Phyléa Paris

                                                         

 

 

BDSM - Choses vues, lues, entendues, vécues (été 2007).

 

 

XII - "Entre ses mains".

 

Dans le BDSM, les accessoires que nous utilisons se doivent de prendre une valeur métaphorique, surtout en ce qui concerne nos parures à nous autres, soumises.

Sans cela, ils n’ouvrent aucune porte vers le pays de l’imaginaire et ils pourraient même sembler seulement symbole de « paraître », déguisements de bal costumé pour un Halloween permanent.

 

Le corset se décline sous plusieurs formes qui vont de la plus classique (frais satin moiré et baleines) à la plus « hard » (cuir noir et attaches de toute sorte).

Il existe aussi sous sa version « serre-taille ».

Le mot dit tout ce qu’il doit dire.

 

Ce dessous coquin montre, non à tous mais à nous-mêmes et à l’autre (le regard miroir du partenaire qui nous a aidées à le lacer, à l’attacher), ce que nous désirons signifier en le portant.

Cela va bien au-delà d’une narcissique mise en valeur des seins ou de la taille qui tout à coup s’affine miraculeusement.

 

Le « serre-taille » narre cette contention masochiste allant jusqu’à la constriction, douleur certaine pour celles qui, comme moi, ne le portent pas chaque jour.

C’est le jusqu’à quel point nous acceptons de supporter d’être ainsi entravées et belles dans cette épreuve que nous subissons pour notre Elu qui veut ici apparaître.

Le « serre-taille », c’est encore une histoire de couple, de couple BDSM.

« Serre »: presque comme un impératif envoyé à notre « masculin ».

« Serre, serre-moi encore, plus, et de plus près. Tiens moi, ne me lâche pas ».

 

La plus belle pièce de serre-taille que je connaisse actuellement à pouvoir parler pour nous tout en nous laissant le mystère du mutisme est ce modèle en vente chez Phyléa, célèbre boutique parisienne de la rue Quincampoix qu'on vous assurera « Pure Fetish » mais qui est avant tout un  havre de mode kitsch, chic, luxueuse et décadente (pas de site web).

 

Il eut été plus beau en cuir…

Il n’est qu’en latex mais il a ces deux mains facétieuses et diaboliques qui l’ornent et racontent les attentes, les silencieuses prières que nous devons taire pour que le rêve épouse le corps ou, mieux encore, que le corps épouse le rêve…