Elvis Presley fouetté par un gardien dans Jailhouse Rock 1957 

                                    Elvis Presley administrant une fessée à Jenny Maxwell dans Blue Hawaii 1961

 

BDSM - Choses vues, lues, entendues, vécues (été 2007).

 

 

X - Whipping, Spanking…Elvis.

 

 

La mort fait de certains une légende.

Janis Joplin, Jimi Hendrix (Arte clôture son « Summer of love » ce mardi avec « Woodstosk », qu’on se le dise !), Jim Morrison n’en demandaient sûrement pas tant.

Pourtant, la faucheuse crée le mythe le jour où elle décide de la dernière note, comme s’il devait ne pas y en avoir une de plus, une de trop.

C’est notre mémoire et notre nostalgie qui construisent ensuite le reste : l’inoubliable, l’inscription au firmament de nos étoiles.

 

Les années se succèdent et nous vieillissons.

Peu à peu, nous dépassons l’âge de celles et ceux qui furent nos idoles.

Je l’ai senti lorsque j’ai eu celui où Patrick Dewaere nous avait quittés.

Je suis bien plus âgée que Janis, Jimi, Jim ne le seront jamais.

Et plus vieille que Marilyn.

Ne parlons même pas de James Dean : il pourrait être mon fils si j’avais eu un enfant à 20 ans…

 

La mort a été moins clémente avec Elvis Presley, disparu le 16 août, il y a trente ans de cela.

42 ans, c’est bien peu et je suis aussi plus vieille que lui.

Mais si l’on veut se souvenir d’Elvis, il faut couper en deux parties le temps qui lui fut accordé.

En le starifiant très jeune, la vie lui a accordé sa part mythique.

L’Elvis bouffi de Las Vegas ou l'homme pathétique des dernières années trahissait celle-ci.

 

J’ai dansé sur Elvis, sur « Blue Suede Shoes », « Hount Dog », « Dont’t be cruel », à en perdre le souffle lorsque j’avais treize ans (il allait mourir le mois suivant) mais c’était déjà du rock « vintage » qui venait faire son tour de piste dans nos « boums ».

J’ai aimé ses tubes mais comme des choses venant d’autrefois, comme j’aimais « La fille d’Ipanema » de Stan Getz ou « My funny Valentine » de Chet Baker, tous deux aussi vivants que lui alors, tous trois déjà aussi pétrifiés les uns que les autres.

Ce n’était pas le cas pour Janis, Jimi et Jim, « alive forever ». Allez comprendre !

 

Je voudrais toutefois rendre hommage au bel Elvis de ses vingt ans ici, pour ce qu’il eut de sulfureux dans une Amérique puritaine et rigoriste.

Souvenons-nous que le swing qu’il portait en lui, dans sa peau, dans ses transes en danse, valut au pelvis d’Elvis d’être cadré au dessus de la ceinture lors de son passage au « Ed Sullivan Show » de 1957, par crainte de censure de l’émission !

 

Sans doute eut-il mieux valu qu’il ne rencontre jamais son désastreux agent et mentor, le « faux » Colonel Parker…et qu’il restât cet Elvis-là, capable de déclancher l’hystérie des foules par son rock animal…

 

Ou peut-être fallait-il que le rock d’Elvis engendrât involontairement la musique pop qui connaît précisément ses premiers balbutiements en cette année où Elvis est incorporé comme soldat en Allemagne (et ce fut le début de sa fin…).

 

Que dire ici du « King », sur un blog BDSM ?

Il faut reconnaître que c’est une gageure d’essayer d’allier ces deux mots : Elvis et le BDSM.

Sans doute, pour trouver un fil d’Ariane, faut-il alors se souvenir de la carrière cinématographique d’Elvis.

 

Et s’en tenir à ces deux images, après tout diantrement sexy…Vous verrez que le « lien » avec le BDSM sera fait.

 

En 1957 dans « Jailhouse Rock » (Le rock du bagne), son meilleur film, était prévue et fut tournée cette scène où Elvis attaché (bondagé ?) recevait le fouet de la part d’un gardien de prison.

Le rouleau demeure dans les archives de la MGM.

On ne le voit jamais car le Colonel Parker exigea que la péripétie soit coupée au montage, la jugeant nocive pour l’image triomphante de l’idole.

 

Fort heureusement, il laissa passer en 1961 ce passage du nunuche « Blue Hawaii » (Sous le ciel bleu d’Hawaii) où l’on voit Elvis administrer une belle et bonne fessée à Jenny Maxwell.

Le statut de mâle dominant convenait sans doute mieux (selon son imprésario) au chanteur de « Don’t be cruel »…