Barbarella Dominante

                   Barbarella Fetish BDSM

                    Jane Fonda Barbarella Soumise

            Barbarella érotique Jane Fonda dans un film de Roger Vadim d'après la bande dessinée de Jean-Claude Forest

            Barbarella 1968 film culte des années hippies     

 

BDSM - Choses vues, lues, entendues, vécues (été 2007)...

 

 

I - Barbarella (un film de Roger Vadim - 1968).

 

En cet été où les unes des journaux sont encore plus déprimantes que le temps de chien qui sévit sur le pays, Arte célèbre le « summer of love » les mardis et jeudis et c’est bon.

Quarante ans depuis l’épopée hippie qui connut son point d’orgue de 1967 à 1969.

Quarante ans depuis le Pouvoir des Fleurs…

Et pour moi une manière de vérifier que la nostalgie est bien toujours ce qu’elle était et que je préfère encore aujourd’hui les solos stridents de Jimi aux points de presse de Sarkozy, les nippes en macramé aux italienneries de Cécilia…

Qu’il est difficile de vieillir quand le miroir va plus vite que l’âme, qu’il est difficile de vieillir et de le faire -pour le dire avec Brel- « sans être adulte »…

 

Dans une programmation cinéma très éclectique, niché quelque part entre « Hair » et « Tommy », il y avait « Barbarella ».

Jamais vu et enregistré durant nos vacances, le film que nous nous sommes passé cette après-midi, kitsch à souhait, diablement échevelé et quelque peu psychédélique est un régal pour fétichistes.

Mieux encore, il mérite de figurer dans un palmarès dédié aux œuvres pouvant faire naître des vocations pour le BDSM, comme les « Angélique » qui nourrirent mon enfance.

Et non, ce n’est pas une vue de mon esprit perverti : l’une des photos (celle en noir et blanc) qui illustre cette note provient d’un blog étranger qui répertorie les films illustrant la thématique BDSM et qui y fait figurer celui-ci en film culte parmi les glorieuses « racines »...

 

Barbarella y passe sans cesse d’amazone à victime, se retrouvant dans les situations les plus inextricables : prisonnière, attachée ou proie d’un savant fou qui veut la tuer de plaisir grâce à une « orgasmachine ».

Mais elle vogue d’un écueil à l’autre en wonderwoman aux tenues qui réjouissent les amateurs, défiant tous les méchants d’un regard impérieux.

 

En son temps (on était alors en 1968) Vadim -qui s’y connaissait- voulut faire de sa « Barbarella » une icône de la femme libérée et objet à la fois.

Je ne sais quel accueil le film reçut du public de ce point de vue, s’il n’y vit qu’une adaptation d’une BD…SF, et je me demande surtout ce que Jane Fonda en pensa elle-même quelques années plus tard, lors de sa période de militantisme.

 

Toujours est-il qu’avec le recul de ces presque 40 années, la superbe actrice semble bien donner corps pour la première fois dans cet opus à toute cette kyrielle de super héroïnes sexys qui ne s’en laissent pas compter, une ancêtre de Lara Croft en quelque sorte.

Soumise quand il le faut mais rebelle toujours. Rien donc qui n’offense la dignité féminine.

 

Erotiquement suggestif (la bande dessinée de Jean-Claude Forest d’où il est issu fut censurée à sa sortie en 1964), le film est un bonheur de costumes et d’effets spéciaux « vintage ».

 

Et c’est avec tristesse que l’on apprend qu’un « remake » en sera fait en 2008.

Barbarella était née pour n’avoir que ces yeux et cette blondeur-là…

Ceux de Jane Fonda.